Fiche pratique
Contrat de sécurisation professionnelle (CSP)
Vérifié le 21/06/2023 - Direction de l'information légale et administrative (PremiÚre ministre)
Le CSP permet au salarié dont le licenciement économique est envisagé, de bénéficier, aprÚs la rupture du contrat de travail, d'un ensemble de mesures lui permettant un reclassement accéléré proposé par PÎle emploi.
Le CSP peut-il ĂȘtre proposĂ© dans toutes les entreprises ? Quelle est l'indemnisation du salariĂ© pendant le CSP ? Le salariĂ© touche-t-il des indemnitĂ©s par l'employeur s'il accepte le CSP ?
Nous faisons un point sur la réglementation.
- Un an d'ancienneté ou plus
- Moins d'un an d'ancienneté
Le CSP permet Ă certains salariĂ©s concernĂ©s par une procĂ©dure de licenciement Ă©conomique de bĂ©nĂ©ficier d'un ensemble de mesures destinĂ©es Ă favoriser un retour accĂ©lĂ©rĂ© vers lâemploi.
L'obligation pour l'employeur de proposer le CSP diffÚre selon l'effectif de l'entreprise. Toutefois, en cas de liquidation ou de redressement judiciaire, le CSP est obligatoirement proposé.
-
Le CSP doit ĂȘtre proposĂ©.
-
L'entreprise ne propose pas le bénéfice du CSP.
Toutefois, l'entreprise doit proposer le congé de reclassement.
-
Le CSP doit ĂȘtre proposĂ© si l'entreprise est en redressement ou liquidation judiciaire.
Le salarié en CDI dont le licenciement économique est envisagé peut bénéficier du CSP.
Le moment de la proposition du CSP diffÚre en fonction du nombre de salarié licencié sur une période de 30 jours.
-
Le CSP est proposé au cours de l'entretien préalable au licenciement.
-
La moment de la proposition du CSP diffĂšre en fonction de l'effectif de l'entreprise.
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Le moment de la proposition du CSP diffÚre selon la présence ou non d'un CSE dans l'entreprise.
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Le document dâinformation du CSP est remis Ă chaque salariĂ© concernĂ©, contre rĂ©cĂ©pissĂ©, Ă la fin de la derniĂšre rĂ©union de consultation des reprĂ©sentants Ă©lus du personnel.
-
Si l'entreprise ne dispose pas d'un CSE, l'employeur remet le document d'information du CSP lors de l'entretien préalable au licenciement.
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-
L'employeur remet le document d'information du CSP à chaque salarié concerné, contre récépissé, au lendemain de la notification :
- Soit de la décision de validation de l'accord collectif par la Dreets
- Soit de la décision d'homologation du document unilatéral de l'employeur par la Dreets
-
Oui, le salarié bénéficie d'un délai de réflexion de 21 jours calendaires.
Le point de dĂ©part du dĂ©lai de rĂ©flexion est le lendemain du jour de la remise du document dâinformation du CSP par lâemployeur.
La date de remise au salariĂ© du document dâinformation et la date de fin du dĂ©lai de rĂ©flexion de 21 jours aprĂšs la remise de ce document dâinformation sont indiquĂ©es par l'employeur sur le bulletin d'acceptation du CSP.
Exemple
Si le document d'information est remis au salarié le 3 avril 2023, le délai de réflexion se terminera le 24 avril 2023 à minuit.
Pendant ce délai de réflexion, le salarié peut bénéficier d'un entretien d'information réalisé par PÎle emploi.
Lors de cet entretien, il sera notamment vérifié si le salarié peut bénéficier du dispositif CSP. Le salarié est informé du montant de l'allocation de sécurisation professionnelle.
Ă noter
Si le licenciement concerne un salarié protégé, l'autorisation de la Dreets est obligatoire. Le délai de 21 jours est alors prolongé jusqu'au lendemain de la date de la décision de la Dreets communiquée à l'employeur.
L'Ă©crit qui Ă©nonce la cause de la rupture doit ĂȘtre remis au salariĂ© au cours de la procĂ©dure de licenciement et au plus tard au moment de l'acceptation du CSP.
Si le salarié refuse d'adhérer au CSP, l'employeur notifie le licenciement.
Le salarié perçoit, s'il remplit les conditions, les indemnités suivantes :
Le salarié peut percevoir l'allocation chÎmage d'aide au retour à l'emploi (ARE) s'il remplit les conditions.
Si le salarié accepte de bénéficier du CSP, son contrat de travail est rompu d'un commun accord à la date de fin du délai de réflexion.
L'employeur remet les documents de fin de contrat au salarié.
La durée du CSP est de 12 mois maximum.
Indemnité de licenciement
Le salarié perçoit l'indemnité de licenciement s'il remplit les conditions d'ancienneté.
Indemnité compensatrice de préavis
Le salarié ne perçoit pas d'indemnité compensatrice de préavis, puisque le contrat est rompu dÚs la fin du délai de réflexion pour accepter le CSP.
L'employeur verse à PÎle emploi l'équivalent de l'indemnité que le salarié aurait dû percevoir en cas de licenciement sans CSP.
Si le montant du préavis est supérieur à 3 mois de salaire, la part d'indemnité supérieure à ces 3 mois sera versée au salarié par l'employeur dÚs la fin de son contrat de travail.
Le salarié a droit au versement de l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP).
Le salarié bénéficie d'une allocation dont le montant équivaut à 75 % du salaire journalier de référence.
Cette allocation est au moins équivalent au montant de l'allocation de retour à l'emploi (ARE) que le salarié aurait perçu en cas de licenciement sans CSP.
Il est possible d'estimer le montant des allocations chÎmage en utilisant un simulateur :
Service en ligne
Estimer le montant de ses allocations chĂŽmage
PĂŽle emploi
Le CSP prend fin avant son terme si le salarié est dans l'une des situations suivantes :
Si, à la fin du CSP, le salarié est toujours à la recherche d'un emploi, il peut percevoir l'allocation chÎmage d'aide au retour à l'emploi (ARE).
L'ARE est versée sans différé d'indemnisation, ni délai d'attente.
La durée de l'indemnisation est réduite du nombre de jours durant lesquels le salarié a perçu l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP).
Le CSP permet Ă certains salariĂ©s concernĂ©s par une procĂ©dure de licenciement Ă©conomique de bĂ©nĂ©ficier d'un ensemble de mesures destinĂ©es Ă favoriser un retour accĂ©lĂ©rĂ© vers lâemploi.
L'obligation pour l'employeur de proposer le CSP diffÚre selon l'effectif de l'entreprise. Toutefois, en cas de liquidation ou de redressement judiciaire, le CSP est obligatoirement proposé.
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Le CSP doit ĂȘtre proposĂ©.
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L'entreprise ne propose pas le bénéfice du CSP.
Toutefois, l'entreprise doit proposer le congé de reclassement.
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Le CSP doit ĂȘtre proposĂ© si l'entreprise est en redressement ou liquidation judiciaire.
Le salarié en CDI dont le licenciement économique est envisagé peut bénéficier du CSP.
Le moment de la proposition du CSP diffÚre en fonction du nombre de salarié licencié sur une période de 30 jours.
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Le CSP est proposé au cours de l'entretien préalable au licenciement.
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La moment de la proposition du CSP diffĂšre en fonction de l'effectif de l'entreprise.
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Le moment de la proposition du CSP diffÚre selon la présence ou non d'un CSE dans l'entreprise.
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Le document dâinformation du CSP est remis Ă chaque salariĂ© concernĂ©, contre rĂ©cĂ©pissĂ©, Ă la fin de la derniĂšre rĂ©union de consultation des reprĂ©sentants Ă©lus du personnel.
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Si l'entreprise ne dispose pas d'un CSE, l'employeur remet le document d'information du CSP lors de l'entretien préalable au licenciement.
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L'employeur remet le document d'information du CSP à chaque salarié concerné, contre récépissé, au lendemain de la notification :
- Soit de la décision de validation de l'accord collectif par la Dreets
- Soit de la décision d'homologation du document unilatéral de l'employeur par la Dreets
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Oui, le salarié bénéficie d'un délai de réflexion de 21 jours calendaires.
Le point de dĂ©part du dĂ©lai de rĂ©flexion est le lendemain du jour de la remise du document dâinformation du CSP par lâemployeur.
La date de remise au salariĂ© du document dâinformation ainsi que la date de fin du dĂ©lai de rĂ©flexion de 21 jours aprĂšs la remise de ce document dâinformation sont indiquĂ©es par l'employeur sur le bulletin d'acceptation du CSP.
Exemple
Si le document d'information est remis au salarié le 3 avril 2023, le délai de réflexion se terminera le 24 avril 2023 à minuit.
Pendant ce délai de réflexion, le salarié peut bénéficier d'un entretien d'information réalisé par PÎle emploi.
Lors de cet entretien, il sera notamment vérifié si le salarié peut bénéficier du dispositif CSP. Le salarié est informé du montant de l'allocation de sécurisation professionnelle.
Ă noter
Si le licenciement concerne un salarié protégé, l'autorisation de la Dreets est obligatoire. Le délai de 21 jours est alors prolongé jusqu'au lendemain de la date de la décision de la Dreets communiquée à l'employeur.
L'Ă©crit qui Ă©nonce la cause de la rupture doit ĂȘtre remis au salariĂ© au cours de la procĂ©dure de licenciement et au plus tard au moment de l'acceptation du CSP.
Si le salarié refuse d'adhérer au CSP, l'employeur notifie le licenciement.
Le salarié perçoit, s'il remplit les conditions, les indemnités suivantes :
Le salarié peut percevoir l'allocation chÎmage d'aide au retour à l'emploi (ARE) s'il remplit les conditions.
Si le salarié accepte de bénéficier du CSP, son contrat de travail est rompu d'un commun accord à la date de fin du délai de réflexion.
L'employeur remet les documents de fin de contrat au salarié.
La durée du CSP est de 12 mois maximum.
Indemnité de licenciement
Le salarié perçoit l'indemnité de licenciement s'il remplit les conditions d'ancienneté.
Indemnité compensatrice de préavis
Le salarié perçoit une indemnité compensatrice de préavis.
Le montant de l'indemnité correspond à ce que le salarié aurait dû percevoir en cas de licenciement sans CSP.
Le salarié a droit au versement de l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP)
Son montant équivaut au montant de l'allocation de retour à l'emploi (ARE).
Il est possible d'estimer le montant des allocations chÎmage en utilisant ce simulateur :
Service en ligne
Estimer le montant de ses allocations chĂŽmage
PĂŽle emploi
Le CSP prend fin avant son terme si le salarié est dans l'une des situations suivantes :
Si, à la fin du CSP, le salarié est toujours à la recherche d'un emploi, il peut percevoir l'allocation chÎmage d'aide au retour à l'emploi (ARE).
L'ARE est versée sans différé d'indemnisation, ni délai d'attente.
La durée de l'indemnisation est réduite du nombre de jours durant lesquels le salarié a perçu l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP).
Les conditions d'application du CSP varient en fonction de l'ancienneté du salarié : plus d'un an d'ancienneté ou moins.
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CSP : information du salarié
PĂŽle emploi