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Fiche pratique

Divorce : procédure de partage des biens

Vérifié le 22/06/2022 - Direction de l'information légale et administrative (PremiÚre ministre)

Vous divorcez ? Vous devez partager vos biens. Nous vous expliquons la procédure de partage en fonction du type de divorce.

Pour partager, il faut faire la liquidation, c'est-à-dire chiffrer le patrimoine (dettes comprises) des époux afin de déterminer la valeur de la part devant revenir à chacun d'eux.

D'aprÚs ce calcul, un partage en valeur doit se faire. Ce partage est une opération globale qui porte sur l'ensemble du patrimoine des époux (biens mobiliers, biens immobiliers, argent,...).

S'il n'est pas possible de rĂ©partir les biens en constituant 2 lots de mĂȘme valeur, l'ex-Ă©poux qui reçoit plus de patrimoine doit dĂ©dommager financiĂšrement l'ex-Ă©poux qui reçoit le moins.

 Ă€ noter

la prestation compensatoire, les pensions alimentaires pour les enfants, les allocations familiales ne rentrent dans les opérations de partage.

Les époux doivent obligatoirement s'entendre à l'amiable sur la liquidation et le partage des biens. Si ce n'est pas le cas, ils ne peuvent pas divorcer par consentement mutuel.

Les rÚgles de liquidation et partage dépendent du régime matrimonial du couple et de la nature des biens possédés.

Les avocats des époux doivent mentionner dans la convention de divorce par consentement mutuel comment se passe la liquidation du régime matrimonial. Ils doivent faire figurer comment les biens sont partagés (meubles, argent,...).

Si les Ă©poux possĂšdent un bien immobilier ensemble ou en indivision, les opĂ©rations de partage doivent ĂȘtre opĂ©rĂ©es par un notaire. Dans ce cas un acte authentique de partage est Ă©tabli par le notaire. Cet acte est annexĂ© Ă  la convention de divorce par consentement mutuel.

  À savoir

si les époux ne souhaitent pas partager leurs biens, ils peuvent établir une convention d'indivision.

La liquidation doit ĂȘtre effectuĂ©e pendant le divorce par consentement mutuel, c'est-Ă -dire avant l'enregistrement de la convention de divorce par consentement mutuel par le notaire.

Le partage des biens meubles et immeubles est soumis à un droit d'enregistrement ou à une taxe de publicité fonciÚre de 1,10 %.

Si l'avocat s'est chargé de liquider les biens, ses honoraires intÚgrent sa prestation quant au partage des biens.

Si un notaire rédige l'acte de partage (quand il y a un ou plusieurs biens immobiliers), il a droit à des émoluments proportionnels. Ces émoluments sont calculés sur la valeur des biens partagés aprÚs déduction des éventuelles dettes.

  À savoir

pour un patrimoine infĂ©rieur ou Ă©gal Ă  5 000 €, le droit de partage est fixĂ© forfaitairement Ă  125 €.

Pour partager, il faut faire la liquidation, c'est-à-dire chiffrer le patrimoine (dettes comprises) des époux afin de déterminer la valeur de la part devant revenir à chacun d'eux.

D'aprÚs ce calcul, un partage en valeur doit se faire. Ce partage est une opération globale qui porte sur l'ensemble du patrimoine des époux (biens mobiliers, biens immobiliers, argent,...).

S'il n'est pas possible de rĂ©partir les biens en constituant 2 lots de mĂȘme valeur, l'ex-Ă©poux qui reçoit plus de patrimoine doit dĂ©dommager financiĂšrement l'ex-Ă©poux qui reçoit le moins.

 Ă€ noter

la prestation compensatoire, les pensions alimentaires pour les enfants, les allocations familiales ne rentrent dans les opérations de partage.

Les époux doivent tenter de s'entendre sur la liquidation et le partage des biens.

Les rÚgles de partage dépendent de leur régime matrimonial et de la nature des biens.

S'ils n'ont que des biens meubles, ils peuvent à tout moment opérer le partage de leurs biens sans formalités spécifiques. Cependant, un professionnel du droit (avocat, notaire) peut les aider dans l'opération.

Si les Ă©poux possĂšdent un bien immobilier ensemble ou en indivision, les opĂ©rations de partage doivent ĂȘtre opĂ©rĂ©es par un notaire.

S'ils n'arrivent pas à se mettre d'accord, l'un des époux doit saisir le juge aux affaires familiales (Jaf) par assignation. L'avocat est obligatoire pour toute la procédure.

Pendant la procédure de divorce

Les Ă©poux sont obligĂ©s dĂšs l'introduction de l'instance en divorce de proposer un rĂšglement de leurs intĂ©rĂȘts pĂ©cuniaires et patrimoniaux.

Le juge peut dÚs l'audience d'orientation sur les mesures provisoires désigner un notaire en vue d'élaborer un projet de liquidation du régime matrimonial et de formation des lots à partager.

Lorsqu'il existe un bien immobilier, l'un des époux peut demander que ce bien lui soit attribué : c'est une attribution préférentielle.

Le juge peut :

  • Homologuer l'accord des Ă©poux sur le partage des biens ou le projet Ă©tabli par le notaire
  • RĂ©gler les dĂ©saccords persistants entre les Ă©poux en ordonnant le partage ou en dĂ©signant un notaire. Il peut aussi dĂ©cider de la vente par licitation (enchĂšres).

AprÚs le prononcé du divorce

Si les époux n'ont pas réussi à liquider et à partager leurs biens, ils peuvent le faire à l'amiable aprÚs le divorce.

Si les époux possÚdent des biens immobiliers, ils doivent s'adresser à un notaire.

Si les époux n'arrivent pas à trouver d'accord, le partage amiable devient judiciaire. Ils doivent ressaisir le Jaf par assignation. L'avocat est obligatoire pour toute la procédure.

Le Jaf doit veiller aux opérations de liquidation et de partage des biens. Si la situation patrimoniale est complexe ou le conflit est persistant, le juge peut désigner un notaire, un juge chargé de surveiller les opérations ou un expert.

AprÚs sa désignation et dans le délai d'un an, le notaire dresse un état liquidatif qui établit les comptes entre époux et compose 2 lots à répartir.

AprÚs le travail du notaire et en cas de désaccords persistants entre les ex-époux, c'est le Jaf qui tranche définitivement. Il peut soit homologuer l'état liquidatif, soit renvoyer les parties devant le notaire pour rédiger l'acte de partage. Parfois, une vente par licitation (aux enchÚres) est nécessaire.

Les époux peuvent liquider leur régime matrimonial et partager leurs biens à tout moment.

Ils peuvent le faire à l'amiable, avant le prononcé du divorce. Dans ce cas, leurs biens sont partagés au moment de l'homologation par le juge.

Les ex-époux peuvent également partager leurs biens aprÚs le divorce, à l'amiable ou avec une procédure judiciaire contentieuse, en cas de désaccord.

 Ă€ noter

la loi ne prĂ©voit pas de dĂ©lai pour liquider et partager les biens. Le partage des biens peut ĂȘtre long en cas de dĂ©saccord des Ă©poux divorcĂ©s.

Le partage des biens meubles et immeubles est soumis à un droit d'enregistrement ou à une taxe de publicité fonciÚre de 1,10 %.

L'avocat qui intervient dans la procédure de partage a droit à des honoraires.

Des frais de notaire sont également à régler par les ex-époux si ce professionnel est intervenu dans les opérations de partage. Il a notamment droit à des émoluments proportionnels calculés sur la valeur des biens partagés aprÚs déduction des éventuelles dettes.

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