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Fiche pratique

HarcĂšlement et violences scolaires - Provocation au suicide

Vérifié le 10/03/2022 - Direction de l'information légale et administrative (PremiÚre ministre), MinistÚre chargé de la justice

Un mineur est victime de harcÚlement scolaire quand un élÚve a, de maniÚre répétée, des propos ou des comportements agressifs à son égard. La victime peut alerter la direction de l'établissement scolaire, signaler les faits dans les locaux de la police ou de la gendarmerie et demander de l'aide auprÚs d'associations. Elle peut aussi demander à la justice de condamner pénalement l'auteur du harcÚlement et de réparer son préjudice.

Le harcÚlement scolaire est le fait pour un élÚve ou un groupe d'élÚves de faire subir de maniÚre répétée à un camarade des propos ou des comportements agressifs.

Les actes considérés comme du harcÚlement scolaire sont par exemple les moqueries, les brimades, les humiliations, les insultes.

Ces actes entraßnent une dégradation des conditions de vie de la victime et cela se manifeste notamment par l'anxiété, la chute des résultats scolaires et la dépression.

Les faits de harcÚlement scolaire sont sanctionnés, qu'ils aient été commis au sein ou en dehors des bùtiments de l'établissement scolaire.

Les peines encourues dépendent de la gravité des conséquences du harcÚlement pour la personne visée.

En cas de harcÚlement scolaire, la victime et/ou ses parents peuvent prévenir la direction de l'établissement.

Des mesures devront ĂȘtre prises pour rĂ©soudre le cas, notamment dans le cadre du plan de lutte contre les violences scolaires.

De plus, tout membre du personnel Ă©ducatif (enseignant, proviseur...) qui a connaissance de faits de harcĂšlement doit avertir sans dĂ©lai le procureur de la RĂ©publique. Tous les renseignements concernant les faits doivent lui ĂȘtre transmis.

La victime et/ou ses parents peuvent également saisir la direction académique des services de l'éducation nationale (Dasen), pour demander, par exemple, un changement d'établissement.

La victime, les parents ou les professionnels peuvent prendre contact avec les organismes suivants :

OĂč s’adresser ?

Accueil des jeunes ou des parents, victimes ou tĂ©moins de harcĂšlement Ă  l’école

Par téléphone

3020

Service ouvert tout au long de l'année du lundi au vendredi de 9h à 20h et le samedi de 9h à 18h, sauf les jours fériés

Numéro vert : appel et service gratuit, depuis un téléphone fixe ou mobile

Pour poser vos questions de façon anonyme et confidentielle sur le harcÚlement en ligne (cyber-harcÚlement).

Par téléphone

3018

Ouvert du lundi au vendredi de 9h Ă  20h et le samedi de 9h Ă  18h

Appel gratuit et anonyme

Site internet

e-enfance.org

Écoute, informe et conseille les victimes d'infractions ainsi que leurs proches.

Par téléphone

116 006

Appel gratuit

Ouvert 7 jours sur 7 de 9h Ă  19h

Le service est également accessible en composant le +33 (0)1 80 52 33 76 (numéro à tarification normale).

Par courriel

victimes@france-victimes.fr

Porter plainte contre les auteurs

La victime mineure ne peut pas porter plainte seule.

Toutefois, elle peut signaler les faits, par le biais d'une main courante, en se rendant (seule ou accompagnée) dans les locaux de la police ou de la gendarmerie.

Mais si la victime mineure veut ĂȘtre impliquĂ© dans le reste de la procĂ©dure, elle devra obligatoirement ĂȘtre reprĂ©sentĂ© par une personne majeure (parent, tuteur,...).

En revanche, la victime émancipée ou majeure peut porter plainte contre le(s) auteur(s) du harcÚlement, quel que soi(en)t leur ùge.

Dans tous les cas, la victime a 6 ans, aprÚs les faits, pour déposer plainte.

Vous pouvez vous adresser Ă  un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie de votre choix.

OĂč s’adresser ?

La rĂ©ception de la plainte ne peut pas vous ĂȘtre refusĂ©e.

La plainte est transmise au procureur de la République par la police ou la gendarmerie.

Vous pouvez porter plainte auprÚs du procureur de la République.

Pour cela, vous devez envoyer un courrier au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction.

OĂč s’adresser ?

Votre courrier doit préciser les éléments suivants :

  • Votre Ă©tat civil et vos coordonnĂ©es complĂštes (adresse et numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone)
  • RĂ©cit dĂ©taillĂ© des faits, date et lieu de l'infraction
  • Nom de l'auteur supposĂ© si vous le connaissez (sinon, la plainte sera dĂ©posĂ©e contre X)
  • Noms et adresses des Ă©ventuels tĂ©moins de l'infraction
  • Description et estimation provisoire ou dĂ©finitive du prĂ©judice
  • Vos documents de preuve : certificats mĂ©dicaux, arrĂȘts de travail, factures diverses, constats...
  • Votre Ă©ventuelle volontĂ© de vous constituer partie civile

Vous pouvez utiliser le modÚle de courrier suivant :

ModĂšle de document
Porter plainte auprÚs du procureur de la République

AccĂ©der au modĂšle de document  

Direction de l'information légale et administrative (Dila) - PremiÚre ministre

Vous pouvez envoyer votre plainte en lettre recommandée avec accusé de réception, par lettre simple ou par lettre suivie.

Vous pouvez aussi déposer votre plainte directement à l'accueil du tribunal.

Dans tous les cas, un récépissé vous est remis dÚs que les services du procureur de la République ont enregistré votre plainte.

La présence d'un avocat n'est pas obligatoire pour le dépÎt de plainte et pendant toute la durée de la procédure jusqu'au procÚs devant le tribunal correctionnel.

Il n'est pas possible de porter plainte contre les parents des auteurs. En revanche, ils pourront avoir Ă  verser une indemnisation Ă  la victime.

En cas de faute du personnel éducatif

Si les parents de la victime estiment qu'il y a eu une faute d'une ou de plusieurs personnes de l'établissement (enseignants, proviseur...), ils peuvent demander une indemnisation.

Par exemple, si les enseignants étaient au courant des faits mais qu'ils n'ont pris aucune sanction contre les auteurs.

Pour demander une indemnisation, les parents doivent saisir un tribunal civil.

La juridiction compétente dépend des sommes en jeu dans le litige.

  • Pour un litige infĂ©rieur ou Ă©gal Ă  10 000 €, c'est le tribunal de proximitĂ© ou le tribunal judiciaire.
  • Pour un litige supĂ©rieur Ă  10 000 €, c'est le tribunal judiciaire.

OĂč s’adresser ?

S'il s'agit d'une Ă©cole publique, c'est l'État qui doit indemniser les parents de la victime en lieu et place des membres du personnel Ă©ducatif fautifs.

S'il s'agit d'une école privée, c'est la direction de l'établissement qui doit indemniser les parents et en lieu et place des membres du personnel éducatif fautifs.

Les auteurs de harcĂšlement scolaire ĂągĂ©s de plus de 13 ans risquent d'ĂȘtre sanctionnĂ© par des mesures Ă  vocation Ă©ducatives et/ou des peines (amende, prison,...).

Les mesures et sanctions applicables aux mineurs de moins de 13 ans relÚvent de dispositifs spécifiques. Ils ne peuvent en aucun cas aller en prison ou payer une amende.

  • Les peines prĂ©vues dĂ©pendent de la gravitĂ© des consĂ©quences du harcĂšlement sur la personne visĂ©e :

    • Lorsque le harcĂšlement scolaire n'a pas entraĂźnĂ© d'incapacitĂ© totale de travail (jours d'Ă©cole manquĂ©s) ou qu'il a entraĂźnĂ© une incapacitĂ© totale de travail de moins de 8 jours, il est puni de 1 an et demi d'emprisonnement et de 7 500 € d'amende au maximum.
    • Lorsque le harcĂšlement scolaire a entraĂźnĂ© une incapacitĂ© totale de travail de plus de 8 jours, les peines sont portĂ©es Ă  2 ans et demi et 7 500 € d'amende au maximum.
    • Lorsque le harcĂšlement scolaire a conduit la personne visĂ©e Ă  se suicider ou Ă  tenter de se suicider, les peines sont portĂ©es Ă  5 ans d'emprisonnement et 7 500 € d'amende au maximum.
  • Les peines prĂ©vues dĂ©pendent de la gravitĂ© des consĂ©quences du harcĂšlement sur la personne visĂ©e :

    • Lorsque le harcĂšlement scolaire n'a pas entraĂźnĂ© d'incapacitĂ© totale de travail (jours d'Ă©cole manquĂ©s) ou qu'il a entraĂźnĂ© une incapacitĂ© totale de travail de moins de 8 jours, il est puni de 3 ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende.
    • Lorsque le harcĂšlement scolaire a entraĂźnĂ© une incapacitĂ© totale de travail de plus de 8 jours, les peines sont portĂ©es Ă  5 ans et 75 000 € d'amende.
    • Lorsque le harcĂšlement scolaire a conduit la personne visĂ©e Ă  se suicider ou Ă  tenter de se suicider, les peines sont portĂ©es Ă  10 ans d'emprisonnement et 150 000 € d'amende.

Les violences scolaires désignent les actes d'agression physique ou morale (tels que les coups et blessures, les menaces avec ou sans armes, les insultes,...), qui se déroulent en milieu scolaire ou qui impliquent des élÚves.

Les violences peuvent entraßner une atteinte à l'intégrité physique de la victime ou une dégradation de ses conditions de vie.

Les faits de violence scolaire sont sanctionnés, qu'ils aient été commis au sein ou en dehors des bùtiments de l'établissement scolaire.

Le faible Ăąge de la victime est une circonstance aggravante pour l'auteur des violences, de mĂȘme que l'utilisation d'internet dans la rĂ©alisation des faits.

En cas de violences scolaires, la victime ou ses parents peuvent d'abord prévenir la direction de l'établissement.

Des mesures devront ĂȘtre prises pour rĂ©soudre le cas, notamment dans le cadre du plan de lutte contre les violences scolaires.

En outre, tout membre du personnel Ă©ducatif (enseignant, proviseur...) qui a connaissance de faits de violences doit avertir sans dĂ©lai le procureur. Tous les renseignements concernant les faits doivent lui ĂȘtre transmis.

La victime et les parents peuvent aussi saisir la direction académique des services de l'éducation nationale (Dasen), notamment pour demander un changement d'établissement.

La victime, les parents ou les professionnels peuvent contacter les organismes suivants :

  • Service d'accueil des victimes de violences scolaires en ligne Net Ă©coute
  • Association du rĂ©seau d'aide aux victimes de violence scolaire France Victimes au 116 006

OĂč s’adresser ?

Pour poser vos questions de façon anonyme et confidentielle sur le harcÚlement en ligne (cyber-harcÚlement).

Par téléphone

3018

Ouvert du lundi au vendredi de 9h Ă  20h et le samedi de 9h Ă  18h

Appel gratuit et anonyme

Site internet

e-enfance.org

Écoute, informe et conseille les victimes d'infractions ainsi que leurs proches.

Par téléphone

116 006

Appel gratuit

Ouvert 7 jours sur 7 de 9h Ă  19h

Le service est également accessible en composant le +33 (0)1 80 52 33 76 (numéro à tarification normale).

Par courriel

victimes@france-victimes.fr

Porter plainte contre les auteurs

La victime mineure ne peut pas porter plainte seule.

Toutefois, elle peut signaler les faits, par le biais d'une main courante, en se rendant (seule ou accompagnée) dans les locaux de la police ou de la gendarmerie.

Mais si la victime mineure veut ĂȘtre impliquĂ© dans le reste de la procĂ©dure, elle devra obligatoirement ĂȘtre reprĂ©sentĂ© par une personne majeure (parent, tuteur,...).

En revanche, la victime émancipée ou majeure peut porter plainte contre les élÚves qui ont commis les faits de harcÚlement, quel que soit leur ùge. Mais aussi contre les membres du personnel éducatif, s'ils n'ont pas pris les mesures appropriées aprÚs avoir été informés de la situation.

Dans tous les cas, la victime a 6 ans, aprÚs les faits, pour déposer plainte.

Vous pouvez vous adresser Ă  un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie de votre choix.

OĂč s’adresser ?

La rĂ©ception de la plainte ne peut pas vous ĂȘtre refusĂ©e.

La plainte est transmise au procureur de la République par la police ou la gendarmerie.

Vous pouvez porter plainte auprÚs du procureur de la République.

Pour cela, vous devez envoyer un courrier au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction.

OĂč s’adresser ?

Votre courrier doit préciser les éléments suivants :

  • Votre Ă©tat civil et vos coordonnĂ©es complĂštes (adresse et numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone)
  • RĂ©cit dĂ©taillĂ© des faits, date et lieu de l'infraction
  • Nom de l'auteur supposĂ© si vous le connaissez (sinon, la plainte sera dĂ©posĂ©e contre X)
  • Noms et adresses des Ă©ventuels tĂ©moins de l'infraction
  • Description et estimation provisoire ou dĂ©finitive du prĂ©judice
  • Vos documents de preuve : certificats mĂ©dicaux, arrĂȘts de travail, factures diverses, constats...
  • Votre Ă©ventuelle volontĂ© de vous constituer partie civile

Vous pouvez utiliser le modÚle de courrier suivant :

ModĂšle de document
Porter plainte auprÚs du procureur de la République

AccĂ©der au modĂšle de document  

Direction de l'information légale et administrative (Dila) - PremiÚre ministre

Vous pouvez envoyer votre plainte en lettre recommandée avec accusé de réception, par lettre simple ou par lettre suivie.

Vous pouvez aussi déposer votre plainte directement à l'accueil du tribunal.

Dans tous les cas, un récépissé vous est remis dÚs que les services du procureur de la République ont enregistré votre plainte.

La présence d'un avocat n'est pas obligatoire pour le dépÎt de plainte et pendant toute la durée de la procédure jusqu'au procÚs devant le tribunal correctionnel.

Il n'est pas possible de porter plainte contre les parents des auteurs. En revanche, il pourront avoir Ă  verser une indemnisation aux parents de la victime.

En cas de faute du personnel éducatif

Si les parents de la victime estiment qu'il y a eu une faute d'une ou plusieurs personnes de l'établissement (enseignants, proviseur...), ils peuvent demander une indemnisation.

Par exemple, si les enseignants étaient au courant des faits mais n'ont pris aucune sanction contre les auteurs.

Pour demander une indemnisation, les parents doivent saisir un tribunal civil.

La juridiction compétente dépend des sommes en jeu dans le litige.

  • Pour un litige infĂ©rieur ou Ă©gal Ă  10 000 €, c'est le tribunal de proximitĂ© ou le tribunal judiciaire.
  • Pour un litige supĂ©rieur Ă  10 000 €, c'est le tribunal judiciaire.

OĂč s’adresser ?

S'il s'agit d'une Ă©cole publique, c'est l'État qui doit indemniser les parents de la victime en lieu et place des membres du personnel Ă©ducatif fautifs.

S'il s'agit d'une école privée, c'est la direction de l'établissement qui doit indemniser les parents et en lieu et place des membres du personnel éducatif fautifs.

Violences punissables

Au vu de leur gravitĂ©, les faits peuvent ĂȘtre qualifiĂ©s de violences volontaires.

Ces violences peuvent ĂȘtre aussi bien physiques que psychologiques (brimades, humiliations...).

Les sanctions varient selon l'Ăąge de la victime et de l'auteur des faits.

Peines

  • Peines pour violences scolaires ayant entraĂźnĂ© une incapacitĂ© totale de travail (ITT) de moins de 8 jours

    Sanction

    Victime de moins de 15 ans

    Victime de 15 ans ou plus

    Peine de prison maximale

    2 ans et demi

    1 an et demi

    Amende maximale

    1 500 €

    Peines pour violences scolaires ayant entraßné une IIT de plus de 8 jours

    Sanction

    Victime de moins de 15 ans

    Victime de 15 ans ou plus

    Peine de prison maximale

    3 ans et demi

    2 ans et demi

    Amende maximale

    7 500 €

    7 500 €

  • Peines pour violences scolaires ayant entraĂźnĂ© une incapacitĂ© totale de travail (ITT) de moins de 8 jours

    Sanction

    Victime de moins de 15 ans

    Victime de 15 ans ou plus

    Peine de prison maximale

    5 ans

    3 ans

    Amende maximale

    75 000 €

    45 000 €

    Peines pour violences scolaires ayant entraßné une ITT de plus de 8 jours

    Sanction

    Victime de moins de 15 ans

    Victime de 15 ans ou plus

    Peine de prison maximale

    7 ans

    5 ans

    Amende maximale

    100 000 €

    75 000 €

La provocation au suicide est le fait d'inciter une personne Ă  tenter de mettre fin Ă  sa vie.

Ce fait peut ĂȘtre provoquĂ© par exemple par des moqueries, des insultes, des humiliations, des brimades, des coups entraĂźnant des blessures.

La provocation au suicide peut entraĂźner la mort de la victime.

Elle est plus sévÚrement sanctionnée que le harcÚlement et la violence scolaire, que les faits aient été commis au sein ou en dehors de l'établissement scolaire.

Le faible Ăąge de la victime est une circonstance aggravante pour l'auteur, de mĂȘme que l'utilisation d'internet dans la rĂ©alisation des faits.

En cas de provocation au suicide, la victime ou ses parents peuvent d'abord prévenir la direction de l'établissement.

Des mesures pourront d'ĂȘtre prises pour rĂ©soudre le cas, notamment dans le cadre du plan de lutte contre les violences scolaires.

En outre, tout membre du personnel Ă©ducatif (enseignant, proviseur...) qui a connaissance de faits de provocation au suicide doit avertir sans dĂ©lai le procureur. Tous les renseignements concernant les faits doivent lui ĂȘtre transmis.

La victime et les parents peuvent aussi saisir la direction académique des services de l'éducation nationale (Dasen), notamment pour demander un changement d'établissement.

La victime, les parents les professionnels peuvent contacter les organismes suivants :

OĂč s’adresser ?

Accueil des jeunes ou des parents, victimes ou tĂ©moins de harcĂšlement Ă  l’école

Par téléphone

3020

Service ouvert tout au long de l'année du lundi au vendredi de 9h à 20h et le samedi de 9h à 18h, sauf les jours fériés

Numéro vert : appel et service gratuit, depuis un téléphone fixe ou mobile

Pour poser vos questions de façon anonyme et confidentielle sur le harcÚlement en ligne (cyber-harcÚlement).

Par téléphone

3018

Ouvert du lundi au vendredi de 9h Ă  20h et le samedi de 9h Ă  18h

Appel gratuit et anonyme

Site internet

e-enfance.org

Écoute, informe et conseille les victimes d'infractions ainsi que leurs proches.

Par téléphone

116 006

Appel gratuit

Ouvert 7 jours sur 7 de 9h Ă  19h

Le service est également accessible en composant le +33 (0)1 80 52 33 76 (numéro à tarification normale).

Par courriel

victimes@france-victimes.fr

Porter plainte contre les auteurs

La victime mineure ne peut pas porter plainte seule.

Toutefois, elle peut signaler les faits, par le biais d'une main courante, en se rendant (seule ou accompagnée) dans les locaux de la police ou de la gendarmerie.

Mais si la victime mineure veut ĂȘtre impliquĂ© dans le reste de la procĂ©dure, elle devra obligatoirement ĂȘtre reprĂ©sentĂ© par une personne majeure (parent, tuteur,...).

La victime peut porter plainte contre le(s) auteur(s) de la provocation au suicide, quel que soi(en)t leur ùge. Mais aussi contre les membres du personnel éducatif (s'ils n'ont pas pris les mesures appropriées aprÚs avoir été informés de la situation).

Dans tous les cas, la victime a 6 ans, aprÚs les faits, pour déposer plainte.

Vous pouvez vous adresser Ă  un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie de votre choix.

OĂč s’adresser ?

La rĂ©ception de la plainte ne peut pas vous ĂȘtre refusĂ©e.

La plainte est transmise au procureur de la République par la police ou la gendarmerie.

Vous pouvez porter plainte auprÚs du procureur de la République.

Pour cela, vous devez envoyer un courrier au tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction.

OĂč s’adresser ?

Votre courrier doit préciser les éléments suivants :

  • Votre Ă©tat civil et vos coordonnĂ©es complĂštes (adresse et numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone)
  • RĂ©cit dĂ©taillĂ© des faits, date et lieu de l'infraction
  • Nom de l'auteur supposĂ© si vous le connaissez (sinon, la plainte sera dĂ©posĂ©e contre X)
  • Noms et adresses des Ă©ventuels tĂ©moins de l'infraction
  • Description et estimation provisoire ou dĂ©finitive du prĂ©judice
  • Vos documents de preuve : certificats mĂ©dicaux, arrĂȘts de travail, factures diverses, constats...
  • Votre Ă©ventuelle volontĂ© de vous constituer partie civile

Vous pouvez utiliser le modÚle de courrier suivant :

ModĂšle de document
Porter plainte auprÚs du procureur de la République

AccĂ©der au modĂšle de document  

Direction de l'information légale et administrative (Dila) - PremiÚre ministre

Vous pouvez envoyer votre plainte en lettre recommandée avec accusé de réception, par lettre simple ou par lettre suivie.

Vous pouvez aussi déposer votre plainte directement à l'accueil du tribunal.

Dans tous les cas, un récépissé vous est remis dÚs que les services du procureur de la République ont enregistré votre plainte.

La présence d'un avocat n'est pas obligatoire pour le dépÎt de plainte et pendant toute la durée de la procédure jusqu'au procÚs devant le tribunal correctionnel.

Il n'est pas possible de porter plainte au pénal contre les parents des auteurs. En revanche, ce sont eux qui devront vers une indemnisation aux parents de la victime.

En cas de faute du personnel éducatif

Si les parents de la victime estiment qu'il y a eu une faute d'une ou plusieurs personnes de l'établissement (enseignants, proviseur...), ils peuvent demander une indemnisation.

Par exemple, si les enseignants étaient au courant des faits mais n'ont pris aucune sanction contre les auteurs.

Pour demander une indemnisation, les parents doivent saisir un tribunal civil.

La juridiction compétente dépend des sommes en jeu dans le litige.

  • Pour un litige infĂ©rieur ou Ă©gal Ă  10 000 €, c'est le tribunal de proximitĂ© ou le tribunal judiciaire.
  • Pour un litige supĂ©rieur Ă  10 000 €, c'est le tribunal judiciaire.

OĂč s’adresser ?

S'il s'agit d'une Ă©cole publique, c'est l'État qui doit indemniser les parents de la victime en lieu et place des membres du personnel Ă©ducatif fautifs.

S'il s'agit d'une école privée, c'est la direction de l'établissement qui doit indemniser les parents et en lieu et place des membres du personnel éducatif fautifs.

L'auteur d'une provocation au suicide risque une amende et une peine de prison.

Pour ĂȘtre sanctionnĂ©e, cette provocation doit avoir Ă©tĂ© suivie du suicide ou d'une tentative de suicide de la victime.

Les sanctions varient selon l'Ăąge de la victime.

  • Peines pour provocation au suicide

    Sanctions

    Victime de moins de 15 ans

    Victime de 15 ans ou plus

    Peine de prison maximale

    2 ans et demi

    1 an et demi

    Amende maximale

    7 500 €

    7 500 €

  • Peines pour provocation au suicide

    Sanctions

    Victime de moins de 15 ans

    Victime de 15 ans ou plus

    Peine de prison maximale

    5 ans

    3 ans

    Amende maximale

    75 000 €

    45 000 €

La loi punit le harcĂšlement scolaire, mais aussi les violences scolaires et la provocation au suicide.

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