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Fiche pratique

Mineur délinquant : mesures et peines encourues

Vérifié le 17/11/2021 - Direction de l'information légale et administrative (PremiÚre ministre)

Un mineur dĂ©linquant risque principalement d'ĂȘtre sanctionnĂ© par une mesure Ă  vocation Ă©ducative plutĂŽt que par une peine (amende, travail d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, prison). Parce qu'il est ĂągĂ© de moins de 18 ans, Ăąge de la majoritĂ© pĂ©nale, sa responsabilitĂ© est attĂ©nuĂ©e par rapport Ă  celle d'un majeur. S'il est ĂągĂ© de moins de 13 ans, la loi estime que le mineur n'est pas capable de discernement. Ainsi, la sanction du mineur est prise en fonction de son Ăąge et de sa situation.

Il faut distinguer responsabilité pénale et majorité pénale.

La responsabilitĂ© pĂ©nale est l'Ăąge Ă  partir duquel un mineur peut ĂȘtre dĂ©clarĂ© coupable d'une infraction.

La loi estime que la responsabilitĂ© pĂ©nale d'un mineur peut ĂȘtre engagĂ©e Ă  partir de 13 ans.

En dessous de cet Ăąge, la loi considĂšre qu'un mineur n'a pas la capacitĂ© de comprendre les consĂ©quences de ses actes. De ce fait, il ne pourra pas ĂȘtre reconnu coupable d'une infraction.

La majorité pénale est l'ùge à partir duquel l'auteur d'une infraction est considéré comme un majeur et ne peut pas bénéficier de l'excuse de minorité (c'est-à-dire de l'adoucissement de peine). La majorité pénale est fixée à 18 ans.

En pratique, tout mineur peut avoir Ă  rendre des comptes devant la justice et ĂȘtre prĂ©sentĂ© devant un juge.

Le juge évalue si le mineur a agi avec discernement et s'il peut faire l'objet de poursuites pénales.

Cependant, en dessous de 18 ans, l'auteur d'une infraction ne peut pas ĂȘtre sanctionnĂ© comme un majeur. Il ne peut pas non plus ĂȘtre jugĂ© par un tribunal ordinaire (exemple : tribunal judiciaire). Il relĂšve du juge des enfants ou d'un tribunal pour mineur (tribunal pour enfants). Les sanctions et mesures applicables dĂ©pendent de son Ăąge.

  À savoir

les parents sont responsables civilement des fautes de leur enfant mineur. L'indemnisation de la victime sera Ă  leur charge. Cependant, dans certains cas, la responsabilitĂ© de l'État peut ĂȘtre engagĂ©e par les victimes, Ă  la place de celle des parents du mineur.

En principe, un mineur de moins de 13 ans ne peut pas faire l'objet de poursuite. La loi présume qu'il n'est pas en capacité d'apprécier avec justesse une situation. On parle de présomption de non discernement.

Pour que le procureur puisse prononcer une mesure alternative aux poursuites, l'enquĂȘte devra avoir alors dĂ©montrĂ© que le mineur rĂ©pond aux 3 conditions suivantes :

  • Il est en capacitĂ© de comprendre ce qu'il a fait
  • Il en avait l'intention
  • Il comprend le sens de la procĂ©dure dont il fait l'objet

Ainsi, il pourra renverser ce que l'on appelle la présomption de non-discernement.

Si le procureur de la République décide de poursuivre le mineur et qu'il saisit le juge des enfants, celui-ci devra se pencher à nouveau sur cette présomption. Il devra démontrer, à son tour, que les 3 conditions précitées sont réunies. S'il y parvient, le juge des enfants pourra uniquement prononcer des mesures éducatives à l'encontre du mineur, ce dernier ne pouvant pas faire l'objet de mesures limitant sa liberté.

PlutÎt que de renvoyer le mineur devant un juge qui pourrait prononcer des sanctions plus graves (mesures éducatives judiciaires, prison pour les plus de 13 ans,...), le procureur de la République peut décider de mettre en place des mesures alternatives aux poursuites. Son choix se fait en fonction des faits, de la personnalité du mineur, de ses conditions de vie et d'éducation.

Ces mesures alternatives visent Ă  Ă©viter au mineur d'ĂȘtre poursuivi et d'ĂȘtre jugĂ© tout en lui faisant prendre conscience qu'il a commis une infraction.

Il peut notamment décider d'un rappel de ses obligations en présence de ses parents, d'une orientation vers une structure sanitaire, sociale ou professionnelle, d'une médiation entre l'auteur et la victime.

D'autres mesures spécifiques aux mineurs peuvent s'ajouter, notamment :

  • Justification de l'assiduitĂ© Ă  un enseignement ou Ă  une formation professionnelle
  • RĂ©paration des dommages causĂ©s Ă  la victimes ou dans l'intĂ©rĂȘt de la collectivitĂ©

Le mineur peut se voir appliquer différentes mesures éducatives.

Mesure éducative judiciaire provisoire (Mejp)

La Mejp peut ĂȘtre prononcĂ©e Ă  tous les stades de la procĂ©dure avant le prononcĂ© de la sanction.

La Mejp est organisĂ©e en modules qui peuvent ĂȘtre cumulĂ©s ou associĂ©s entre eux.

Elle peut comporter les modules suivants :

  • Modules pour favoriser l'insertion, la santĂ©, la rĂ©paration et le placement du mineur
  • Interdictions de se rendre dans certains lieux, de rentrer en contact avec les victimes, ou d'un couvre-feu

Mesure éducative judiciaire (Mej)

La Mej est prononcée par le juge des enfants, le tribunal pour enfant ou la cour d'assises des mineurs à titre de sanction.

La Mej est la seule mesure qui comporte une évaluation dans le temps de l'évolution et de l'efficacité de la mesure prononcée.

La Mej est organisĂ©e en modules qui peuvent ĂȘtre cumulĂ©s ou associĂ©s entre eux.

Elle peut comporter les modules suivants :

  • Modules pour favoriser l'insertion, la santĂ©, la rĂ©paration et le placement du mineur
  • Interdictions de se rendre dans certains lieux, de rentrer en contact avec les victimes, ou d'un couvre-feu
  • Obligations de remettre l'objet qui a Ă©tĂ© utilisĂ© pour commettre l'infraction ou les biens obtenus suite Ă  la commission de l'infraction ou de suivre un stage de formation civique

Ces modules peuvent ĂȘtre adaptĂ©s et modifiĂ©s dans le temps selon les besoins et l'Ă©volution du mineur.

La Mej peut ĂȘtre prononcĂ©e pour une durĂ©e de 5 ans maximum.

Avertissement judiciaire

Cette mesure est également prononcée par le juge des enfants, le tribunal pour enfant ou la cour d'assises des mineurs à titre de sanction, mais également par le tribunal de police pour ce qui est des contraventions de 4Úme classe.

La Mej peut ĂȘtre cumulĂ©e avec le prononcĂ© d'un avertissement judiciaire. Dans ce cas, la Mej doit ĂȘtre prononcĂ©e seule, sans interdiction et/ou obligation.

De plus, seul le module rĂ©paration pourra ĂȘtre associĂ©.

 Exemple

Le juge peut prononcer une Mej avec un module réparation et un avertissement judiciaire.

L'avertissement judiciaire peut donner lieu aux mesures suivantes :

  • Remise Ă  parent
  • Admonestation
  • Avertissement solennel, qui est une forme plus sĂ©vĂšre de l'admonestation

Il faut distinguer responsabilité pénale et majorité pénale.

La responsabilitĂ© pĂ©nale est l'Ăąge Ă  partir duquel un mineur peut ĂȘtre dĂ©clarĂ© coupable d'une infraction.

La loi estime que la responsabilitĂ© pĂ©nale d'un mineur peut ĂȘtre engagĂ©e Ă  partir de 13 ans.

En dessous de cet Ăąge, la loi considĂšre qu'un mineur n'a pas la capacitĂ© de comprendre les consĂ©quences de ses actes. De ce fait, il ne pourra pas ĂȘtre reconnu coupable d'une infraction.

La majorité pénale est l'ùge à partir duquel l'auteur d'une infraction est considéré comme un majeur et ne peut pas bénéficier de l'excuse de minorité (c'est-à-dire de l'adoucissement de peine). La majorité pénale est fixée à 18 ans.

En pratique, tout mineur peut avoir Ă  rendre des comptes devant la justice et ĂȘtre prĂ©sentĂ© devant un juge.

Le juge évalue si le mineur a agi avec discernement et s'il peut faire l'objet de poursuites pénales.

Cependant, en dessous de 18 ans, l'auteur d'une infraction ne peut pas ĂȘtre sanctionnĂ© comme un majeur. Il ne peut pas non plus ĂȘtre jugĂ© par un tribunal ordinaire (exemple : tribunal judiciaire). Il relĂšve du juge des enfants ou d'un tribunal pour mineur (tribunal pour enfants). Les sanctions et mesures applicables dĂ©pendent de son Ăąge.

  À savoir

les parents sont responsables civilement des fautes de leur enfant mineur. L'indemnisation de la victime sera Ă  leur charge. Cependant, dans certains cas, la responsabilitĂ© de l'État peut ĂȘtre engagĂ©e par les victimes, Ă  la place de celle des parents du mineur.

PlutÎt que de renvoyer le mineur devant un juge qui pourrait prononcer des sanctions plus graves (mesures éducatives judiciaires, prison pour les plus de 13 ans,...), le procureur de la République peut décider de mettre en place des mesures alternatives aux poursuites. Son choix se fait en fonction des faits, de la personnalité du mineur, de ses conditions de vie et d'éducation.

Ces mesures alternatives visent Ă  Ă©viter au mineur d'ĂȘtre poursuivi et d'ĂȘtre jugĂ© tout en lui faisant prendre conscience qu'il a commis une infraction.

Il peut notamment décider d'un rappel de ses obligations en présence de ses parents, d'une orientation vers une structure sanitaire, sociale ou professionnelle, d'une médiation entre l'auteur et la victime.

D'autres mesures spécifiques aux mineurs peuvent s'ajouter notamment :

  • Justification de l'assiduitĂ© Ă  un enseignement ou Ă  une formation professionnelle
  • RĂ©paration des dommages causĂ©s Ă  la victimes ou dans l'intĂ©rĂȘt de la collectivitĂ©

La composition pénale est une procédure qui permet au procureur de proposer au mineur qui a commis certaines infractions une ou plusieurs sanctions pour mettre fin aux poursuites.

Ainsi, le procureur de la République peut, notamment, recourir au travail non rémunéré (confié au service associatif habilité ou à la protection judiciaire de la jeunesse), à un stage ou formation dans un organisme sanitaire, social ou professionnel, à une interdiction d'aller dans certains lieux,...

Des mesures spécifiques aux mineur peuvent s'ajouter :

  • Suivi rĂ©gulier de la scolaritĂ© ou d'une formation professionnelle, accomplissement rĂ©gulier d'un stage d'Ă©ducation civique
  • Respect d'une dĂ©cision de placement judiciaire antĂ©rieurement prononcĂ© par le juge
  • Consultation auprĂšs d'un psychiatre ou psychologue
  • Contrat de service en Ă©tablissement public d'insertion de la dĂ©fense (EPIDE). Il s'agit d'un contrat de volontariat pour l'insertion.

Cette mesure doit apparaßtre adapté à la personnalité du mineur.

Dans tous les cas, le procureur de la République doit recourir à un recueil de renseignement socio-éducatif sur le mineur. Il s'agit d'une synthÚse sur son contexte familial, sa santé, ses antécédents juridiques, sa scolarité,...

Avant d'ĂȘtre prĂ©sentĂ© Ă  un juge ou Ă  un tribunal qui fixera sa sanction, le mineur peut faire l'objet de mesures limitant sa libertĂ© (mesures de sĂ»retĂ© ou de dĂ©tention).

Ces mesures visent :

  • Soit Ă  garantir la sĂ©curitĂ© du mineur
  • Soit Ă  Ă©viter qu'il entre en contact avec des complices ou des victimes
  • Soit Ă  s'assurer qu'il sera prĂ©sent au moment de son jugement.

Le mineur peut se voir appliquer différentes mesures éducatives.

Mesure éducative judiciaire provisoire (Mejp)

La Mejp peut ĂȘtre prononcĂ©e Ă  tous les stades de la procĂ©dure avant le prononcĂ© de la sanction.

La Mejp est organisĂ©e en modules qui peuvent ĂȘtre cumulĂ©s ou associĂ©s entre eux.

Elle peut comporter les modules suivants :

  • Modules pour favoriser l'insertion, la santĂ©, la rĂ©paration et le placement du mineur
  • Interdictions de se rendre dans certains lieux, de rentrer en contact avec les victimes, ou d'un couvre-feu

Mesure éducative judiciaire (Mej)

La Mej est prononcée par le juge des enfants, le tribunal pour enfant ou la cour d'assises des mineurs à titre de sanction.

La Mej est la seule mesure qui comporte une évaluation dans le temps de l'évolution et de l'efficacité de la mesure prononcée.

La Mej est organisĂ©e en modules qui peuvent ĂȘtre cumulĂ©s ou associĂ©s entre eux.

Elle peut comporter les modules suivants :

  • Modules pour favoriser l'insertion, la santĂ©, la rĂ©paration et le placement du mineur
  • Interdictions de se rendre dans certains lieux, de rentrer en contact avec les victimes, ou d'un couvre-feu
  • Obligations de remettre l'objet qui a Ă©tĂ© utilisĂ© pour commettre l'infraction ou les biens obtenus suite Ă  la commission de l'infraction ou de suivre un stage de formation civique

Ces modules peuvent ĂȘtre adaptĂ©s et modifiĂ©s dans le temps selon les besoins et l'Ă©volution du mineur.

La Mej peut ĂȘtre prononcĂ©e pour une durĂ©e de 5 ans maximum.

Avertissement judiciaire

Cette mesure est également prononcée par le juge des enfants, le tribunal pour enfant ou la cour d'assises des mineurs à titre de sanction, mais également par le tribunal de police pour ce qui est des contraventions de 4Úme classe.

La Mej peut ĂȘtre cumulĂ©e avec le prononcĂ© d'un avertissement judiciaire. Dans ce cas, la Mej doit ĂȘtre prononcĂ©e seule, sans interdiction et/ou obligation.

De plus, seul le module rĂ©paration pourra ĂȘtre associĂ©.

 Exemple

Le juge peut prononcer une Mej avec un module réparation et un avertissement judiciaire.

L'avertissement judiciaire peut donner lieu aux mesures suivantes :

  • Remise Ă  un parent
  • Admonestation
  • Avertissement solennel, qui est une forme plus sĂ©vĂšre de l'admonestation

Leur prononcĂ© doit ĂȘtre exceptionnel.

Elle sont prises par le juge des enfants, le tribunal pour enfants et par la cour d'assises des mineurs.

Selon la personnalité du mineur et selon la gravité des faits, le juge des enfants a la possibilité, en chambre du conseil (c'est à dire seul), sur demande du procureur de la République, de prononcer les peines suivantes :

  • Confiscation de l'objet ayant servi Ă  commettre l'infraction
  • Stage (de citoyennetĂ©, de sensibilisation aux dangers des produits

Lors de l'audience unique et lorsque le tribunal intervient suite Ă  une procĂ©dure de mise Ă  l'Ă©preuve Ă©ducative, une peine peut ĂȘtre envisagĂ©e seulement si les conditions cumulatives suivantes sont remplies :

  • Le mineur a dĂ©jĂ  fait l'objet d'un antĂ©cĂ©dent Ă©ducatif (c'est-Ă -dire d'une mesure Ă©ducative, d'une mesure judiciaire d'investigation Ă©ducative, d'une mesure limitant sa libertĂ©, d'une dĂ©claration de culpabilitĂ© ou d'une peine prononcĂ©e dans le cadre d'une autre procĂ©dure)
  • Cet antĂ©cĂ©dent Ă©ducatif est connu et a fait l'objet d'un rapport datant de moins d'1 an

Avertissement judiciaire

Cette mesure peut ĂȘtre prononcĂ©e par le juge des enfants, le tribunal pour enfant ou la cour d'assises des mineurs Ă  titre de sanction, mais Ă©galement par un tribunal de police pour ce qui est des contraventions de 4Ăšme classe.

La Mej peut ĂȘtre cumulĂ©e avec le prononcĂ© d'un avertissement judiciaire. Dans ce cas, la Mej doit ĂȘtre prononcĂ©e seule, sans interdiction et/ou obligation. Seul le module rĂ©paration pourra ĂȘtre associĂ©.

 Exemple

Le juge peut prononcer une Mej insertion avec un module réparation avec un avertissement judiciaire ou une Mej comportant un module santé avec un avertissement judiciaire.

Il faut distinguer responsabilité pénale et majorité pénale.

La responsabilitĂ© pĂ©nale est l'Ăąge Ă  partir duquel un mineur peut ĂȘtre dĂ©clarĂ© coupable d'une infraction.

La loi estime que la responsabilitĂ© pĂ©nale d'un mineur peut ĂȘtre engagĂ©e Ă  partir de 13 ans.

En dessous de cet Ăąge, la loi considĂšre qu'un mineur n'a pas la capacitĂ© de comprendre les consĂ©quences de ses actes. De ce fait, il ne pourra pas ĂȘtre reconnu coupable d'une infraction.

La majorité pénale est l'ùge à partir duquel l'auteur d'une infraction est considéré comme un majeur et ne peut pas bénéficier de l'excuse de minorité (c'est-à-dire de l'adoucissement de peine). La majorité pénale est fixée à 18 ans.

En pratique, tout mineur peut avoir Ă  rendre des comptes devant la justice et ĂȘtre prĂ©sentĂ© devant un juge.

Le juge évalue si le mineur a agi avec discernement et s'il peut faire l'objet de poursuites pénales.

Cependant, en dessous de 18 ans, l'auteur d'une infraction ne peut pas ĂȘtre sanctionnĂ© comme un majeur. Il ne peut pas non plus ĂȘtre jugĂ© par un tribunal ordinaire (exemple : tribunal judiciaire). Il relĂšve du juge des enfants ou d'un tribunal pour mineur (tribunal pour enfants). Les sanctions et mesures applicables dĂ©pendent de son Ăąge.

  À savoir

les parents sont responsables civilement des fautes de leur enfant mineur. L'indemnisation de la victime sera Ă  leur charge. Cependant, dans certains cas, la responsabilitĂ© de l'État peut ĂȘtre engagĂ©e par les victimes, Ă  la place de celle des parents du mineur.

PlutÎt que de renvoyer le mineur devant un juge qui pourrait prononcer des sanctions plus graves (mesures éducatives judiciaires, prison pour les plus de 13 ans,...), le procureur de la République peut décider de mettre en place des mesures alternatives aux poursuites. Son choix se fait en fonction des faits, de la personnalité du mineur, de ses conditions de vie et d'éducation.

Ces mesures alternatives visent Ă  Ă©viter au mineur d'ĂȘtre poursuivi et d'ĂȘtre jugĂ© tout en lui faisant prendre conscience qu'il a commis une infraction.

Il peut notamment décider d'un rappel de ses obligations en présence de ses parents, d'une orientation vers une structure sanitaire, sociale ou professionnelle, d'une médiation entre l'auteur et la victime.

D'autres mesures spécifiques aux mineurs s'appliquent :

  • Accomplissement d'un stage d'Ă©ducation civique
  • Consultation chez un psychiatre ou un psychologue
  • Justification de l'assiduitĂ© Ă  un enseignement ou Ă  une formation professionnelle
  • RĂ©paration des dommages causĂ©s Ă  la victimes ou dans l'intĂ©rĂȘt de la collectivitĂ©

La composition pénale est une procédure qui permet au procureur de proposer au mineur qui a commis certaines infractions une ou plusieurs sanctions pour mettre fin aux poursuites.

Ainsi, le procureur de la République peut, notamment, recourir au travail non rémunéré (confié au service associatif habilité ou à la protection judiciaire de la jeunesse), à un stage ou formation dans un organisme sanitaire, social ou professionnel, à une interdiction d'aller dans certains lieux,...

Des mesures spécifiques aux mineur peuvent s'ajouter :

  • Suivi rĂ©gulier de la scolaritĂ© ou d'une formation professionnelle, accomplissement rĂ©gulier d'un stage d'Ă©ducation civique
  • Respect d'une dĂ©cision de placement judiciaire antĂ©rieurement prononcĂ© par le juge
  • Consultation auprĂšs d'un psychiatre ou psychologue
  • Contrat de service en Ă©tablissement public d'insertion de la dĂ©fense (EPID). Il s'agit d'un contrat de volontariat pour l'insertion.

Cette mesure doit apparaßtre adapté à la personnalité du mineur.

Dans tous les cas, le procureur de la République doit recourir à un recueil de renseignement socio-éducatif sur le mineur. Il s'agit d'une synthÚse sur son contexte familial, sa santé, ses antécédents juridiques, sa scolarité,...

Avant d'ĂȘtre prĂ©sentĂ© Ă  un juge ou Ă  un tribunal qui fixera sa sanction, le mineur peut faire l'objet de mesures limitant sa libertĂ© (mesures de sĂ»retĂ© ou de dĂ©tention).

Ces mesures visent :

  • Soit Ă  garantir la sĂ©curitĂ© du mineur
  • Soit Ă  Ă©viter qu'il entre en contact avec des complices ou des victimes
  • Soit Ă  s'assurer qu'il sera prĂ©sent au moment de son jugement.

Le mineur peut se voir appliquer différentes mesures éducatives.

Mesure éducative judiciaire provisoire (Mejp)

La Mejp peut ĂȘtre prononcĂ©e Ă  tous les stades de la procĂ©dure avant le prononcĂ© de la sanction.

La Mejp est organisĂ©e en modules qui peuvent ĂȘtre cumulĂ©s ou associĂ©s entre eux.

Elle peut comporter les modules suivants :

  • Modules pour favoriser l'insertion, la santĂ©, la rĂ©paration et le placement du mineur
  • Interdictions de se rendre dans certains lieux, de rentrer en contact avec les victimes, ou d'un couvre-feu

Mesure éducative judiciaire (Mej)

La Mej est prononcée par le juge des enfants, le tribunal pour enfant ou la cour d'assises des mineurs à titre de sanction.

La Mej est la seule mesure qui comporte une évaluation dans le temps de l'évolution et de l'efficacité de la mesure prononcée.

La Mej est organisĂ©e en modules qui peuvent ĂȘtre cumulĂ©s ou associĂ©s entre eux.

Elle peut comporter les modules suivants :

  • Modules pour favoriser l'insertion, la santĂ©, la rĂ©paration et le placement du mineur
  • Interdictions de se rendre dans certains lieux, de rentrer en contact avec les victimes, ou d'un couvre-feu
  • Obligations de remettre l'objet qui a Ă©tĂ© utilisĂ© pour commettre l'infraction ou les biens obtenus suite Ă  la commission de l'infraction ou de suivre un stage de formation civique

Ces modules peuvent ĂȘtre adaptĂ©s et modifiĂ©s dans le temps selon les besoins et l'Ă©volution du mineur.

La Mej peut ĂȘtre prononcĂ©e pour une durĂ©e de 5 ans maximum.

Avertissement judiciaire

Cette mesure est également prononcée par le juge des enfants, le tribunal pour enfant ou la cour d'assises des mineurs à titre de sanction, mais également par le tribunal de police pour ce qui est des contraventions de 4Úme classe.

La Mej peut ĂȘtre cumulĂ©e avec le prononcĂ© d'un avertissement judiciaire. Dans ce cas, la Mej doit ĂȘtre prononcĂ©e seule, sans interdiction et/ou obligation.

De plus, seul le module rĂ©paration pourra ĂȘtre associĂ©.

 Exemple

Le juge peut prononcer une Mej avec un module réparation et un avertissement judiciaire.

L'avertissement judiciaire peut donner lieu aux mesures suivantes :

  • Remise Ă  un parent
  • Admonestation
  • Avertissement solennel, qui est une forme plus sĂ©vĂšre de l'admonestation

Leur prononcĂ© doit ĂȘtre exceptionnel.

Elle sont prises par le juge des enfants, le tribunal pour enfants et par la cour d'assises des mineurs.

Selon la personnalité du mineur et selon la gravité des faits, le juge des enfants a la possibilité, en chambre du conseil, sur demande du procureur de la République, de prononcer les peines suivantes :

  • Confiscation de l'objet ayant servi Ă  commettre l'infraction
  • Stage (de citoyennetĂ©, de sensibilisation aux dangers des produits stupĂ©fiants,...)
  • Travail d'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, si l'enfant est ĂągĂ© d'au moins 16 ans au moment du prononcĂ© de la peine

Lors de l'audience unique et lorsque le tribunal intervient suite Ă  une procĂ©dure de mise Ă  l'Ă©preuve Ă©ducative, une peine peut ĂȘtre envisagĂ©e seulement si les conditions cumulatives suivantes sont remplies :

  • Le mineur a dĂ©jĂ  fait l'objet d'un antĂ©cĂ©dent Ă©ducatif (c'est-Ă -dire d'une mesure Ă©ducative, d'une mesure judiciaire d'investigation Ă©ducative, d'une mesure limitant sa libertĂ©, d'une dĂ©claration de culpabilitĂ© ou d'une peine prononcĂ©e dans le cadre d'une autre procĂ©dure)
  • Cet antĂ©cĂ©dent Ă©ducatif est connu et a fait l'objet d'un rapport datant de moins d'1 an