Fiche pratique
Séparation de corps
Vérifié le 08/12/2021 - Direction de l'information légale et administrative (PremiÚre ministre), MinistÚre chargé de la justice
La sĂ©paration de corps concerne uniquement les couples mariĂ©s. Contrairement au divorce, elle permet aux Ă©poux de rester mariĂ©s, mais de ne plus vivre ensemble. Elle peut ĂȘtre Ă©tablie par acte sous signature privĂ©e contresignĂ© par chaque avocat ou par jugement du tribunal. Cette sĂ©paration peut avoir des consĂ©quences pour les enfants, les biens des Ă©poux, les tiers... La sĂ©paration de corps cesse si les Ă©poux reprennent la vie commune, s'ils divorcent ou si l'un d'entre eux dĂ©cĂšde.
- Séparation devant le juge
- Consentement mutuel
- Consentement mutuel avec audition de l'enfant
Contrairement au divorce, la séparation de corps permet aux époux de rester mariés, en étant autorisés à vivre séparément.
La séparation de corps entraßne toujours la séparation de biens et elle est soumise aux rÚgles de procédure applicables au divorce.
Les motifs de la sĂ©paration de corps sont les mĂȘmes que pour un divorce.
Attention :
une séparation de fait est différente d'une séparation de corps. La séparation de fait désigne une situation non officielle dans laquelle les époux ne vivent plus ensemble, mais restent mariés. La séparation de corps est prévue par la loi et rendue officielle par la décision d'un juge.
La sĂ©paration de corps concerne uniquement les couples mariĂ©s et quel que soit leur rĂ©gime matrimonial (rĂ©gime de la communautĂ© rĂ©duite aux acquĂȘts, rĂ©gime de sĂ©paration de biens etc.).
Tribunal compétent
Le juge aux affaires familiales (Jaf) du tribunal judiciaire du lieu de résidence des époux est compétent.
Demande et procédure
La procédure de séparation de corps devant un juge est identique à celle du divorce judiciaire.
La demande est faite par assignation par l'avocat d'un des époux.
L'autre Ă©poux doit Ă©galement ĂȘtre assistĂ© ou reprĂ©sentĂ© par un avocat tout au long de la procĂ©dure.
Le délai permettant au défendeur de prendre un avocat est de 15 jours.
OĂč sâadresser ?
Contenu de la demande
La demande contient obligatoirement les éléments suivants :
- Lieu, jour et heure de l'audience d'orientation et sur mesures provisoires (AOMP)
- Proposition de liquidation des intĂ©rĂȘts financiers et patrimoniaux des Ă©poux
- Disposition de la médiation en matiÚre familiale
- Homologation des accords partiels ou complets des époux sur l'exercice de l'autorité parentale et les conséquences de la séparation
Le motif de la sĂ©paration de corps (pour faute, par exemple) ne doit pas ĂȘtre mentionnĂ© dans la demande. Il pourra se faire plus tard au cours de la procĂ©dure.
Audience d'orientation et mesures provisoires (AOMP)
Durant cette audience, le Jaf examine le dossier. Si un des époux le demande, le Jaf fixe des mesures provisoires nécessaires à la vie des époux ou de l'enfant pendant la durée de la procédure.
Il peut notamment :
- Proposer une mesure de médiation auprÚs d'un médiateur familial pour tenter de trouver un accord
- Décider de la résidence séparée
- Fixer la pension alimentaire
- Attribuer à l'un des époux la jouissance du logement
- Désigner un notaire pour la liquidation du régime matrimonial (procédure qui liste et évalue les biens et les dettes qui reviendront à chacun des époux aprÚs la séparation).
Le juge précise la date d'effet des mesures provisoires.
Durant l'audience, les époux comparaissent assistés par leurs avocats ou sont représentés par eux. Un époux sans avocat ou qui se présente seul, sans son avocat, ne sera pas entendu par le juge.
Le JAF peut ordonner la présence des époux s'il l'estime nécessaire à la compréhension de la situation.
L'époux contre lequel est présentée une demande en séparation de corps peut former une demande reconventionnelle en divorce.
L'époux contre lequel est présentée une demande en divorce peut former une demande reconventionnelle en séparation de corps.
L'Ă©poux qui prĂ©sente une demande en divorce peut demander Ă la remplacer par une procĂ©dure de sĂ©paration de corps, mĂȘme en appel. Par contre, l'inverse n'est pas possible.
Si une demande de sĂ©paration de corps est dĂ©posĂ©e par l'un des Ă©poux et que l'autre Ă©poux dĂ©pose une demande en divorce en mĂȘme temps devant le Jaf, celui-ci examine en premier la demande en divorce. Si les conditions sont rĂ©unies, le divorce est prononcĂ©. Dans le cas contraire, si toutes les conditions ne sont pas rĂ©unies, le Jaf examine la demande de sĂ©paration de corps.
Quand les 2 demandes (celle en divorce et celle en séparation de corps) sont fondées sur la faute, le Jaf examine simultanément les demandes. S'il les accepte, il prononce le divorce aux torts partagés des époux.
Ă savoir
s'il s'est Ă©coulĂ© 2 ans aprĂšs le jugement de sĂ©paration de corps, le divorce peut ĂȘtre demandĂ©.
Frais de justice
Le coût varie en fonction des honoraires de l'avocat choisi.
Si l'époux a des ressources insuffisantes, il peut demander à bénéficier de l'aide juridictionnelle.
Frais de notaire
La séparation de corps entraßne la séparation des biens des époux.
Le rĂ©gime matrimonial doit ĂȘtre liquidĂ© pour partager le patrimoine entre les Ă©poux (biens, comptes bancaires, dettes, crĂ©dit...).
Différents types de frais de notaire seront à la charge des époux.
Date d'effet
La sĂ©paration de corps prend effet entre les Ă©poux le jour oĂč le jugement est passĂ© en force de chose jugĂ©e.
Le jugement est opposable aux tiers Ă compter du jour oĂč les formalitĂ©s de mention Ă l'Ă©tat civil ont Ă©tĂ© effectuĂ©es.
Cessation du devoir de cohabitation
Les époux restent mariés, mais sont autorisés à ne plus vivre ensemble.
Séparation de biens
La séparation de corps entraßne toujours la séparation des biens.
Les époux mariés sous un régime de communauté doivent procéder à la liquidation de leur régime matrimonial. Cette liquidation s'effectue devant un notaire.
La date d'effet de la sĂ©paration de corps sur les biens des Ă©poux est fixĂ©e Ă la date de la demande en sĂ©paration de corps. Ă la demande de l'un des Ă©poux, cette date peut ĂȘtre fixĂ©e par le juge Ă la date Ă laquelle ils ont cessĂ© de cohabiter.
Le Jaf peut également décider de l'attribution du logement familial.
Ă savoir
les époux qui sont mariés sous le régime de la séparation de biens n'ont pas à liquider leur régime matrimonial.
Le régime des époux séparés de corps sera celui de la séparation de biens. Par exemple, un bien acheté par un des époux pendant la séparation de corps sera considéré comme un bien personnel et non comme appartenant aux 2 époux.
Un époux qui contracte un crédit ou une dette pendant la séparation de corps doit le rembourser seul.
Effets sur les enfants
Le Jaf prévoit l'exercice de l'autorité parentale. Il détermine le lieu de résidence du ou des enfants, fixe le montant de la pension alimentaire, et organise le droit de visite et d'hébergement.
En cas de grossesse pendant la séparation de corps, la présomption de paternité est écartée du fait de l'absence de cohabitation.
Maintien des obligations liées au mariage
Les autres obligations nées du mariage subsistent, notamment le devoir de fidélité, de secours et d'assistance.
Par conséquent, les époux ne peuvent pas se marier ou conclure un Pacs.
Versement d'une pension alimentaire à l'époux
Le devoir de secours existe toujours et peut donner lieu au versement d'une pension alimentaire Ă l'Ă©poux dans le besoin. Elle peut ĂȘtre accordĂ©e par le jugement prononçant la sĂ©paration de corps ou par un jugement ultĂ©rieur.
Si la consistance des biens de l'Ă©poux dĂ©biteur s'y prĂȘte, cette pension peut ĂȘtre remplacĂ©e par le versement d'un capital.
PossibilitĂ© de conserver le mĂȘme nom d'usage
L'époux qui utilise le nom d'usage de l'autre peut le conserver. Toutefois, si l'un des époux en fait la demande, le Jaf peut l'interdire.
Succession
Si l'un des époux séparés de corps décÚde, l'époux survivant conserve ses droits à la succession prévus par la loi.
La séparation de corps cesse si les époux reprennent la vie commune, s'ils divorcent ou si l'un d'entre eux décÚde.
-
La séparation de corps prend automatiquement fin dans le cas d'une demande en conversion de la séparation en divorce.
La demande en conversion en divorce se fait par assignation au tribunal. L'avocat est obligatoire.
OĂč sâadresser ?
Elle peut ĂȘtre demandĂ©e par un seul des Ă©poux au bout de 2 ans aprĂšs le jugement de sĂ©paration de corps. Le divorce sera prononcĂ©. La cause de la sĂ©paration devient la cause du divorce.
En cas de demande conjointe des Ă©poux, la conversion de la sĂ©paration en divorce n'est pas soumise au dĂ©lai de 2 ans et peut ĂȘtre sollicitĂ©e Ă tout moment.
-
Entre époux, le régime de séparation de biens sera maintenue sauf si le couple choisit un autre régime matrimonial devant un notaire.
Ă l'Ă©gard des tiers, pour avoir une valeur juridique, la reprise de vie commune doit ĂȘtre constatĂ©e par un notaire ou dĂ©clarĂ©e Ă un officier d'Ă©tat civil. Cette dĂ©claration peut ĂȘtre faite dans toute mairie.
Une mention est inscrite en marge des actes de mariage et de naissance des époux.
-
La séparation de corps prend fin lorsque l'un des époux décÚde.
Contrairement au divorce, la sĂ©paration de corps permet aux Ă©poux de rester mariĂ©s, mais d'ĂȘtre autorisĂ© Ă ne plus vivre ensemble.
La séparation de corps entraßne toujours la séparation de biens.
La procédure de séparation de corps par consentement mutuel est identique à la procédure de divorce par consentement mutuel. Une convention de séparation de corps établie entre les époux est rédigée par leur avocat respectif et est enregistrée chez un notaire.
Ă savoir
une séparation de fait est différente d'une séparation de corps. La séparation de fait désigne une situation non officielle dans laquelle les époux ne vivent plus ensemble, mais restent mariés. La séparation de corps est prévue par la loi et est rendue officielle par un acte rédigé par avocats et enregistré chez un notaire.
La sĂ©paration de corps concerne uniquement les couples mariĂ©s et quel que soit leur rĂ©gime matrimonial (rĂ©gime de la communautĂ© rĂ©duite aux acquĂȘts, rĂ©gime de sĂ©paration etc.).
Chaque époux doit avoir son avocat pour se séparer par consentement mutuel.
OĂč sâadresser ?
Une convention d'honoraires doit ĂȘtre signĂ©e avec l'avocat pour fixer ses honoraires.
Si un époux a des ressources insuffisantes, il peut demander à bénéficier de l'aide juridictionnelle pour la prise en charge en tout ou partie de ces frais.
L'avocat adresse à l'époux qu'il assiste, par lettre recommandée avec accusé de réception, le projet de convention.
Ce projet ne peut pas ĂȘtre signĂ© par les Ă©poux avant l'expiration d'un dĂ©lai de rĂ©flexion de 15 jours Ă compter de la rĂ©ception.
La convention doit ĂȘtre signĂ©e ensemble par les Ă©poux et leurs avocats en 3 exemplaires. Chaque Ă©poux conserve un original de la convention accompagnĂ©e de ses annexes. Le 3e original est pour le notaire.
La convention doit ĂȘtre ensuite dĂ©posĂ©e chez un notaire. Il l'enregistre et la conserve dans ses archives appelĂ©es minutes.
Le notaire vérifie si la procédure a été respectée dans la forme, par la présence dans la convention des mentions obligatoires. Il contrÎle par exemple si le délai de réflexion de 15 jours a bien été respecté par chacun des époux avant signature de la convention.
Le dépÎt de la convention chez le notaire permet de donner à la convention date certaine et force exécutoire, c'est-à -dire que la convention est applicable immédiatement.
Les époux peuvent stipuler dans la convention que les conséquences de la séparation prennent effet à une date différée.
Frais d'avocat
Le coût varie en fonction des honoraires de l'avocat choisi.
Si les ressources d'un époux sont insuffisantes, il peut demander à bénéficier de l'aide juridictionnelle pour prendre en charge tout ou partie de ces frais.
Frais de notaire
La séparation de corps entraßne toujours la séparation des biens des époux.
Le rĂ©gime matrimonial doit ĂȘtre liquidĂ© pour partager le patrimoine entre les Ă©poux (biens, comptes bancaires, dettes, crĂ©dits...).
Différents types de frais de notaire seront à la charge des époux.
Date d'effet
La séparation de corps prend effet à la date de la signature de la convention, à moins que les époux n'aient convenu ensemble d'une autre date.
La convention est opposable aux tiers Ă compter du jour oĂč les formalitĂ©s de mention Ă l'Ă©tat civil ont Ă©tĂ© effectuĂ©es.
Cessation du devoir de cohabitation
Les époux restent mariés, mais ils sont autorisés à ne plus vivre ensemble.
Séparation de biens
La séparation de corps entraßne toujours la séparation des biens.
Les époux mariés sous un régime de communauté devront procéder à la liquidation du régime matrimonial, contrairement aux époux mariés sous le régime de la séparation de biens. La liquidation s'effectue devant un notaire.
Le régime des époux sera celui de la séparation de biens. Par exemple, un bien acheté par un des époux pendant la séparation de corps sera considéré comme un bien personnel et non comme appartenant aux 2 époux.
Un époux qui contracte un crédit ou une dette pendant la séparation de corps devra le rembourser seul.
Effets sur les enfants
La convention fixe l'exercice de l'autorité parentale. Elle détermine le lieu de résidence du ou des enfants, fixe le montant de la pension alimentaire, et organise le droit de visite et d'hébergement.
En cas de grossesse pendant la séparation de corps, la présomption de paternité est écartée du fait de l'absence de cohabitation.
Maintien des obligations liées au mariage
Les autres obligations nées du mariage subsistent, notamment le devoir de fidélité, de secours et d'assistance.
Par conséquent, les époux ne peuvent pas se marier ou conclure un Pacs.
Versement d'une pension alimentaire à l'époux
Le devoir de secours peut donner lieu au versement d'une pension alimentaire Ă l'Ă©poux dans le besoin. Elle peut ĂȘtre prĂ©vue par la convention de sĂ©paration de corps ou par un jugement ultĂ©rieur.
Si la consistance des biens de l'Ă©poux dĂ©biteur s'y prĂȘte, cette pension peut ĂȘtre remplacĂ©e par le versement d'un capital.
PossibilitĂ© de conserver le mĂȘme nom
Chaque époux conserve l'usage du nom de l'autre, sauf si la convention en dispose autrement.
Succession
Si l'un des époux séparés de corps décÚde, l'époux survivant conserve les droits à la succession prévus par la loi.
Toutefois, en cas de séparation de corps par consentement mutuel, la convention peut prévoir une renonciation des époux à leurs droits successoraux respectifs.
La séparation de corps cesse si les époux reprennent la vie commune, s'ils divorcent ou si l'un d'entre eux décÚde.
-
La séparation de corps prend automatiquement fin avec le divorce par une procédure en conversion de séparation de corps en divorce.
La demande se fait par assignation au tribunal. L'avocat est obligatoire.
Elle peut ĂȘtre demandĂ©e par un seul des Ă©poux au bout de 2 ans aprĂšs le jugement de sĂ©paration de corps.
Lorsque la sĂ©paration de corps est faite par consentement mutuel, la demande de divorce doit aussi ĂȘtre une demande par consentement mutuel.
En cas de demande conjointe des Ă©poux, la conversion de la sĂ©paration en divorce n'est pas soumise au dĂ©lai de 2 ans et peut ĂȘtre sollicitĂ©e Ă tout moment.
-
Entre époux, la séparation de biens sera maintenue sauf si le couple choisit un autre régime matrimonial chez un notaire.
Ă l'Ă©gard des tiers, pour avoir une valeur juridique, la reprise de vie commune doit ĂȘtre constatĂ©e par un notaire ou dĂ©clarĂ©e Ă l'officier d'Ă©tat civil de la mairie dont dĂ©pend le domicile familial des Ă©poux.
Une mention est inscrite en marge des actes de mariage et de naissance des époux.
-
La séparation de corps prend fin lorsque l'un des époux décÚde.
Si l'enfant demande Ă ĂȘtre auditionnĂ© par le Jaf, la convention est alors soumise Ă son approbation. Le mineur doit ĂȘtre informĂ© par ses parents de son droit Ă ĂȘtre entendu par le juge.
La demande peut ĂȘtre faite si les Ă©poux sont d'accord sur la sĂ©paration et tous ses effets (partage des biens, autoritĂ© parentale, devoir de secours sous forme de pension alimentaire ou de capital). Aucune durĂ©e minimale de mariage n'est exigĂ©e.
Les époux n'ont pas à faire connaßtre les raisons de la séparation.
Ă savoir
la séparation par consentement mutuel est interdite aux majeurs protégés (c'est-à -dire faisant l'objet d'une mesure de tutelle ou de curatelle ou de sauvegarde de justice).
Les époux doivent prendre un avocat commun ou chacun le leur.
OĂč sâadresser ?
Pour saisir le juge, les Ă©poux, par lâintermĂ©diaire de leur(s) avocat(s), doivent dĂ©poser une requĂȘte en sĂ©paration au tribunal judiciaire du lieu de rĂ©sidence de la famille.
Si les époux vivent séparément, ils ont le choix entre les tribunaux suivants :
- Lieu de résidence du parent avec lequel l'enfant réside habituellement en cas d'exercice commun de l'autorité parentale
- Lieu de résidence du parent qui exerce seul l'autorité parentale
- Lieu de résidence de l'un ou de l'autre des parents.
Les époux soumettent à l'approbation du Jaf une convention réglant toutes les conséquences pratiques de la séparation pour eux et l'enfant. La convention peut prévoir l'exercice de l'autorité parentale, le lieu de résidence du ou des enfants, la pension alimentaire, et le droit de visite et d'hébergement.
Le rĂ©gime matrimonial doit ĂȘtre liquidĂ©, c'est-Ă -dire que les Ă©poux doivent prĂ©voir le partage de leurs biens communs, un acte notariĂ© Ă©tant obligatoire en prĂ©sence de biens immobiliers.
Le Jaf entend les époux séparément puis ensemble. Il s'assure de leur volonté se séparer et de leur consentement libre et éclairé.
Si le juge constate que la volonté de chacun des époux est réelle et que leur consentement est libre et éclairé, il approuve la convention réglant les conséquences de la séparation. La convention est alors homologuée.
Le Jaf peut refuser l'homologation de la convention s'il constate que la convention ne prĂ©serve pas suffisamment les intĂ©rĂȘts de l'enfant ou de l'un des Ă©poux.
Dans ce cas, il reporte sa décision, par ordonnance, jusqu'à présentation d'une nouvelle convention dans un délai de 6 mois.
L'homologation de la nouvelle convention dépend des conditions ou garanties mentionnées dans l'ordonnance.
Le Jaf peut homologuer des mesures provisoires sur lesquelles les Ă©poux se sont mis d'accord. Il peut s'agir des Ă©lĂ©ments concernant la rĂ©sidence sĂ©parĂ©e des Ă©poux, la fixation d'une pension alimentaire, l'attribution de la jouissance du logement Ă l'un des Ă©poux. Ces mesures doivent ĂȘtre conformes Ă l'intĂ©rĂȘt de l'enfant et des Ă©poux. Elles sont applicables jusqu'Ă ce que la sĂ©paration soit prononcĂ©e.
Si le juge refuse une deuxiÚme fois d'homologuer la convention, ou en l'absence de nouvelle convention, la demande de séparation est caduque, c'est-à -dire qu'il faut recommencer toute la procédure.
Le coût varie en fonction des honoraires du ou des avocats choisi et des émoluments du notaire.
Si un époux a des ressources insuffisantes, il peut demander à bénéficier de l'aide juridictionnelle.
Date d'effet
La séparation de corps prend effet à la date de la convention réglant l'ensemble des conséquences de la séparation, à moins que les époux n'aient choisi une autre date.
La convention est opposable aux tiers Ă compter du jour oĂč les formalitĂ©s de mention Ă l'Ă©tat civil ont Ă©tĂ© effectuĂ©es.
Cessation du devoir de cohabitation
Les époux restent mariés, mais sont autorisés à ne plus vivre ensemble.
Séparation de biens
La séparation de corps entraßne toujours la séparation des biens.
Les époux mariés sous un régime de communauté devront procéder à la liquidation du régime matrimonial, contrairement aux époux mariés sous le régime de la séparation de biens. La liquidation s'effectue devant un notaire.
Le régime des époux sera celui de la séparation de biens. Par exemple, un bien acheté par un des époux pendant la séparation de corps sera considéré comme un bien propre et non comme appartenant aux 2 époux.
Un époux qui contracte un crédit ou une dette pendant la séparation de corps doit le rembourser seul.
Effets sur les enfants
Ce sont les modalités mentionnées dans la convention qui doivent s'appliquer.
En cas de grossesse pendant la séparation de corps, la présomption de paternité est écartée du fait de l'absence de cohabitation.
Maintien des obligations liées au mariage
Les autres obligations nées du mariage subsistent, notamment le devoir de fidélité, de secours et d'assistance.
Par conséquent, les époux ne peuvent pas se marier ou conclure un Pacs.
Versement d'une pension alimentaire à l'époux
Le devoir de secours peut donner lieu au versement d'une pension alimentaire Ă l'Ă©poux dans le besoin. Elle doit ĂȘtre prĂ©vue par la convention de sĂ©paration de corps ou par un jugement ultĂ©rieur.
Si la consistance des biens de l'Ă©poux dĂ©biteur s'y prĂȘte, cette pension peut ĂȘtre remplacĂ©e par un capital.
PossibilitĂ© de conserver le mĂȘme nom d'usage
L'époux qui utilise le nom d'usage de l'autre peut le conserver, sauf si la convention en dispose autrement.
Succession
Si l'un des époux séparés de corps décÚde, l'époux survivant conserve ses droits à la succession prévus par la loi.
Toutefois, en cas de séparation de corps par consentement mutuel, la convention peut prévoir une renonciation des époux à leurs droits successoraux respectifs.
La séparation cesse si les époux reprennent la vie commune, s'ils divorcent ou si l'un d'entre eux décÚde.
-
La séparation de corps prend automatiquement fin dans le cas d'une demande en conversion de la séparation en divorce.
La demande de divorce se fait par requĂȘte (aux fins de conversion en divorce par consentement mutuel) au tribunal. Elle doit ĂȘtre accompagnĂ©e d'une convention sur les consĂ©quences du divorce. L'avocat est obligatoire.
OĂč sâadresser ?
Elle peut ĂȘtre demandĂ©e par un seul des Ă©poux au bout de 2 ans aprĂšs le jugement de sĂ©paration de corps. Le divorce sera prononcĂ©. La cause de la sĂ©paration devient la cause du divorce.
Si la sĂ©paration de corps a Ă©tĂ© faite par consentement mutuel, la demande de divorce doit ĂȘtre une demande par consentement mutuel.
En cas de demande conjointe des Ă©poux, la conversion de la sĂ©paration en divorce n'est pas soumise au dĂ©lai de 2 ans et peut ĂȘtre sollicitĂ©e Ă tout moment.
Le juge peut ne pas entendre les époux et examiner la convention avec les avocats.
En l'absence de difficulté, le juge valide la convention et prononce le divorce.
En cas de difficultĂ©, le juge peut demander qu'une nouvelle requĂȘte soit prĂ©sentĂ©e avec une convention modifiĂ©e. Les Ă©poux ont 1 mois pour prĂ©senter la nouvelle requĂȘte. S'ils ne le font pas, le juge rend une ordonnance dans laquelle il ne valide pas la convention. En cas de contestation, l'appel est possible dans les 15 jours Ă partir du prononcĂ© de la dĂ©cision.
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Entre époux, la séparation de biens sera maintenue sauf si le couple choisit un autre régime matrimonial devant un notaire.
Ă l'Ă©gard des tiers, pour avoir une valeur juridique, la reprise de vie commune doit ĂȘtre constatĂ©e par un notaire ou dĂ©clarĂ©e Ă l'officier d'Ă©tat civil de la mairie dont dĂ©pend le domicile familial des Ă©poux.
Une mention est inscrite en marge de l'acte de mariage des époux et de leurs actes de naissance.
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La séparation de corps prend fin lorsque l'un des époux décÚde.
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Majeurs protégés : dispositions générales
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Code civil : articles 296 à 298
Cas et procédure de la séparation de corps
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Code civil : articles 299 Ă 304
Conséquences de la séparation de corps
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Code civil : articles 305 à 308
Fin de la séparation de corps
-
Code de procédure civile : articles 1070 à 1074-4
Compétence territoriale du tribunal
-
Code de procédure civile : article 1076
Transformation d'un divorce en séparation de corps
-
Code de procédure civile : articles 1131 à 1136
Divorce sur conversion de la séparation de corps
-
Code de procédure civile : articles 1144 à 1148-3
Divorce par consentement mutuel par acte sous signature privée contresigné par avocats, déposé au rang des minutes d'un notaire
Questions ? Réponses !
Et aussi
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Résidence de l'enfant en cas de séparation des parents
Famille - Scolarité
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Demande d'un second livret de famille en cas de séparation
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