1re étape : faire un recours amiable auprÚs de la commission départementale de médiation
Vous devez faire un recours amiaible auprÚs de la commission départementale de médiation par le biais d'un formulaire :
Formulaire
Recours amiable devant la commission départementale de médiation en vue de l'accueil dans une structure d'hébergement
Cerfa n° 15037*01
Pour vous aider Ă remplir le formulaire :
Ce formulaire doit ĂȘtre accompagnĂ© de piĂšces justificatives mentionnĂ©es sur la notice.
Ă noter
pour présenter le recours, vous pouvez vous faire aider d'un travailleur social ou d'une association agréée. Vous devez vous renseigner auprÚs de la préfecture pour connaßtre la liste des associations agréées dans votre département.
Le dossier complet (formulaire et piĂšces justificatives) doit ĂȘtre envoyĂ© ou dĂ©posĂ© au secrĂ©tariat de la commission de mĂ©diation dont les coordonnĂ©es figurent sur le site internet de chaque prĂ©fecture.
à la réception du dossier, la préfecture vous délivre un accusé de réception dont la date donne le point de départ du délai laissé à la commission de médiation pour se prononcer sur votre demande.
La commission de médiation se prononce sur le caractÚre prioritaire de votre demande et l'urgence qu'il y a à vous accueillir dans une structure d'hébergement. Elle indique également le délai pour exercer un recours contentieux devant le tribunal administratif compétent.
La commission de médiation doit rendre sa décision dans un délai d'au maximum 6 semaines à partir de la réception de votre demande.
Ă noter
Si la commission de mĂ©diation estime qu'une demande d'hĂ©bergement n'est pas adaptĂ©e Ă vos besoins et qu'une offre de logement doit ĂȘtre faite, elle peut vous dĂ©signer comme prioritaire pour l'attribution d'un logement en urgence. Pour cela, vous devrez remplir les conditions du droit au logement opposable (Dalo). La commission transmet au prĂ©fet la demande de logement.
Le préfet vous désigne auprÚs du service intégré d'accueil et d'orientation (SIAO) comme étant reconnu prioritaire. Ce service vous oriente vers un organisme disposant de places d'hébergement stables et correspondant à vos besoins.
Le préfet a un délai de 6 semaines maximum à partir de la décision de la commission de médiation pour vous proposer une solution d'hébergement dans une structure d'hébergement, un logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hÎteliÚre à vocation sociale correspondant à vos besoins.
Ce délai est de 3 mois si la commission de médiation a préconisé l'obtention d'un logement de transition ou un logement-foyer.
La structure désignée doit vous accueillir dans le délai fixé par le préfet.
Si vous n'avez pas obtenu d'hébergement dans le délai fixé par le préfet, ce dernier doit désigner un organisme pouvant répondre à vos besoins. Si l'organisme refuse, le préfet procÚde directement à l'attribution d'une place d'hébergement.
Si c'est vous qui refusez une place d'hébergement alors que celle-ci est adaptée à vos besoin, vous perdez votre droit à un hébergement opposable.
2e étape : faire un recours contentieux auprÚs du tribunal administratif
Si vous n'avez pas reçu de solution d'hébergement, vous pouvez faire un recours devant le tribunal administratif.
Ce recours doit ĂȘtre fait dans un dĂ©lai maximum de 4 mois Ă partir de la fin du dĂ©lai laissĂ© au prĂ©fet pour faire ses propositions d'hĂ©bergement (6 semaines ou 3 mois).
Votre recours doit ĂȘtre accompagnĂ© de la dĂ©cision de la commission de mĂ©diation vous reconnaissant comme Ă©tant prioritaire et devant ĂȘtre hĂ©bergĂ© en urgence.
Il n'est pas obligatoire de prendre un avocat. Vous pouvez également vous faire aider dans votre démarche par un travailleur social ou une association agréée dans votre département.
Le tribunal administratif a 2 mois Ă partir de votre recours pour se prononcer.
Il peut ordonner au prĂ©fet, Ă©ventuellement sous astreinte, de trouver un hĂ©bergement si vous avez Ă©tĂ© dĂ©signĂ© comme Ă©tant prioritaire et devant ĂȘtre hĂ©bergĂ© en urgence mais sans avoir reçu de rĂ©ponse adaptĂ©e.
Vous pouvez obtenir des dommages et intĂ©rĂȘts pour le prĂ©judice subi.