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Fiche pratique

Compte épargne-temps (CET) du salarié

Vérifié le 01/01/2023 - Direction de l'information légale et administrative (PremiÚre ministre)

Le compte épargne-temps (CET) permet au salarié d'accumuler des droits à congé rémunéré ou de bénéficier d'une rémunération (immédiate ou différée), en contrepartie des périodes de congé ou de repos non prises, ou des sommes qu'il y a affectées. Les conditions d'utilisation des droits acquis par le salarié sont précisées par la convention ou l'accord prévoyant l'ouverture du CET.

Le CET permet au salarié d'accumuler des droits à congé rémunéré ou de bénéficier d'une rémunération, immédiate ou différée, en contrepartie des périodes de congé ou de repos non pris ou des sommes qu'il y a affectées.

La mise en place d'un CET dans l'entreprise n'est pas obligatoire. Lorsqu'il est mis en place, les dispositions du CET sont fixées par convention ou accord d'entreprise ou d'établissement (ou, à défaut, par convention ou un accord de branche).

Le salarié n'est pas obligé de l'utiliser. Il y affecte des droits s'il le souhaite.

Le salarié peut, à sa convenance, affecter sur son CET des droits issus :

  • de la 5e semaine de congĂ©s annuels,
  • de congĂ©s supplĂ©mentaires pour fractionnement ou issus de droits conventionnels,
  • de pĂ©riodes de repos non pris (exemple : journĂ©es de RTT),
  • de rĂ©munĂ©rations diverses (exemples : prime d'anciennetĂ©, 13eme mois).

L'employeur peut affecter sur le CET les heures accomplies au-delà de la durée collective (exemple : heures supplémentaires) par le salarié.

Ces droits sont affectés sur le CET à des conditions et limites fixées par la convention ou l'accord.

Les conditions d'utilisation du CET sont librement définies par la convention ou l'accord.

Le salarié peut, à sa demande et en accord avec son employeur, utiliser son CET pour compléter sa rémunération ou pour cesser de maniÚre progressive son activité.

Des jours de congĂ©s peuvent ĂȘtre convertis sous forme de complĂ©ment de rĂ©munĂ©ration si le salariĂ© a affectĂ© des jours de congĂ©s au-delĂ  des 5 semaines de congĂ©s annuels.

Le salarié peut utiliser les sommes issues de son CET pour alimenter son plan d'épargne retraite (PER).

Les droits acquis dans le cadre d'un CET sont assurĂ©s contre le risque de non paiement (comme les salaires) en cas de redressement ou de liquidation judiciaire de l'entreprise. Les droits sont assurĂ©s dans la limite de 87 984 € par salariĂ©.

Si le salariĂ© a acquis des droits supĂ©rieurs Ă  87 984 €, la convention ou l'accord doit prĂ©voir un dispositif d'assurance ou de garantie financiĂšre pour couvrir les droits acquis au-delĂ  de ce montant. S'il n'est pas encore prĂ©vu, le salariĂ© perçoit une indemnitĂ© correspondant Ă  la conversion monĂ©taire de ces droits.

Le salarié qui quitte l'entreprise (quel que soit le motif de la rupture du contrat de travail) peut

  • transfĂ©rer ses droits auprĂšs d'un autre employeur, si la convention ou accord le prĂ©voit,
  • demander la consignation de ses droits auprĂšs de la Caisse des dĂ©pĂŽts et consignations (CDC) en l'absence d'accord prĂ©voyant les conditions de transfert des droits. Les droits consignĂ©s auprĂšs de la CDC peuvent ensuite ĂȘtre dĂ©bloquĂ©s à tout moment, par le paiement de tout ou partie des sommes consignĂ©es, Ă  la demande du salariĂ© bĂ©nĂ©ficiaire ou de ses ayants droit. Les droits consignĂ©s peuvent Ă©galement ĂȘtre dĂ©bloquĂ©s Ă  la demande du salariĂ© bĂ©nĂ©ficiaire, par le transfert de tout ou partie des sommes consignĂ©es sur le CET ou un plan d'Ă©pargne salariale mis en place par un nouvel employeur.