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Fiche pratique

Enseignement et formation d'un détenu en prison

Vérifié le 01/05/2023 - Direction de l'information légale et administrative (PremiÚre ministre), MinistÚre chargé de la justice

Toute personne dĂ©tenue peut accĂ©der Ă  une formation en vue de sa rĂ©insertion. Cette formation peut ĂȘtre de base (apprentissage de la lecture, de l'Ă©criture, du calcul), de niveau secondaire ou supĂ©rieur. Il est possible d'obtenir un diplĂŽme en prison (brevet des collĂšges, bac, BTS,...).

Une personne dĂ©tenue qui ne sait pas lire, Ă©crire ou calculer couramment doit pouvoir bĂ©nĂ©ficier d’un enseignement adaptĂ©.

Des cours spĂ©ciaux peuvent ĂȘtre organisĂ©s pour les personnes ne parlant ou n'Ă©crivant pas le français qui en font la demande.

Les personnes détenues peuvent bénéficier des formations professionnelles organisées par les conseils régionaux. Il faut qu'elles en fassent la demande et qu'elles soient sélectionnées.

Les plans de formations sont Ă©tablis conjointement par la direction de l'Ă©tablissement et le conseil rĂ©gional dont l'Ă©tablissement dĂ©pend. Ces formations peuvent ĂȘtre rĂ©munĂ©rĂ©es.

La personne détenue doit faire sa demande de formation auprÚs du service pénitentiaire d'insertion et de probation, via son conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation.

Depuis le 1er janvier 2020, une formation par l'apprentissage est mise en place de maniÚre expérimentale dans les prisons.

Elle est réservée aux détenus ùgés de 29 ans au plus, qui peuvent bénéficier de ce mécanisme pour apprendre un métier en alternance et obtenir une certification.

La participation d'une personne détenue à l'action de formation donne lieu à la signature d'un contrat d'emploi pénitentiaire en apprentissage. Ce document précise les informations suivantes :

  • Qualification professionnelle ou titre Ă  finalitĂ© professionnelle prĂ©parĂ©
  • PĂ©riode couverte par le contrat d'emploi pĂ©nitentiaire en apprentissage
  • Conditions de dĂ©roulement de l'alternance
  • IdentitĂ© du tuteur de la formation en poste de travail.

L'apprentissage se dĂ©roule dans un centre de formation des apprentis (CFA). Ce centre peut ĂȘtre situĂ© Ă  Ă  l'intĂ©rieur ou Ă  l'extĂ©rieur de la prison.

Pendant la durĂ©e du contrat d'emploi pĂ©nitentiaire en apprentissage, le dĂ©tenu perçoit une rĂ©munĂ©ration qui ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure aux montants suivants :

  • 5,18 € pour les activitĂ©s de production
  • 3,80 € pour le service gĂ©nĂ©ral, classe I
  • 2,88 € pour le service gĂ©nĂ©ral, classe II
  • 2,30 € pour le service gĂ©nĂ©ral, classe III

Une personne détenue doit pouvoir accéder aux formations de niveau secondaire (collÚge, lycée) ou de l'enseignement supérieur.

Elle peut notamment suivre les cours par correspondance organisés par des associations.

L'inscription à ces cours nécessite l'autorisation du directeur de la prison.

La personne détenue doit faire sa demande d'études auprÚs du service pénitentiaire d'insertion et de probation, via son conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation.

La personne dĂ©tenue peut aussi suivre des cours Ă  l'extĂ©rieur, notamment en vue d'une formation professionnelle spĂ©cifique. Dans ce cas-lĂ , une mesure de placement Ă  l'extĂ©rieur ou de semi-libertĂ© (le dĂ©tenu est Ă  l'extĂ©rieur en journĂ©e, mais revient en prison le soir) peut ĂȘtre envisagĂ©e.

La mesure est accordĂ©e par le juge de l’application des peines (JAP). Le JAP compĂ©tent est celui du tribunal judiciaire du lieu de la prison.

OĂč s’adresser ?

Une personne détenue peut passer les épreuves d'un diplÎme en prison : brevet des collÚges, bac, brevet de technicien supérieur (BTS),...

En cas d'impossibilité de passer les épreuves dans l'établissement pénitentiaire, le candidat détenu peut bénéficier d'une permission de sortie si sa situation pénale le permet.

La mesure est accordĂ©e par le juge de l’application des peines (JAP). Le JAP compĂ©tent est celui du tribunal judiciaire du lieu de la prison.

OĂč s’adresser ?

Les diplĂŽmes ne font pas apparaĂźtre l'Ă©tat de dĂ©tention de son titulaire. Le diplĂŽme a la mĂȘme valeur que si le candidat Ă©tait en libertĂ©.

Toute personne dĂ©tenue a le droit d'accĂ©der Ă  une formation en vue de sa rĂ©insertion. Cette formation peut ĂȘtre de base (lecture, Ă©criture, calcul), de niveau secondaire ou supĂ©rieur et peut permettre d'obtenir un diplĂŽme (brevet, bac,...). De plus, l'obligation scolaire reste en vigueur pendant la dĂ©tention et les dĂ©tenus doivent disposer d'un temps minimum de cours en prison.

L'enseignement ou la formation constitue la part la plus importante de l'emploi du temps mineur incarcéré et est donc l'axe prioritaire de la prise en charge du mineur détenu.

Le mineur doit ainsi disposer d'un temps scolaire d'au moins 12 heures par semaine.

Lors de son arrivĂ©e en prison, le dĂ©tenu mineur bĂ©nĂ©ficie d'un entretien individuel. À cette occasion, son parcours et ses besoins de formation sont dĂ©terminĂ©s et une offre de formation personnalisĂ©e lui est proposĂ©e.

Il peut également bénéficier des conseils d'un conseiller d'orientation-psychologue pour préciser son projet de poursuite d'études ou de formation.

Le dĂ©tenu mineur poursuit sa scolaritĂ© Ă  l'intĂ©rieur de l'Ă©tablissement pĂ©nitentiaire dans une classe prĂ©vue pour des groupes de 4 Ă  7 mineurs et dirigĂ©e par un enseignant de l'Éducation nationale.

Il peut aussi suivre des cours Ă  l'extĂ©rieur. Dans ce cas-lĂ , une mesure de placement Ă  l'extĂ©rieur ou de semi-libertĂ© (le mineur dĂ©tenu est Ă  l'extĂ©rieur en journĂ©e, mais revient en prison le soir) peut ĂȘtre envisagĂ©e.

La mesure est accordée par le juge des enfants. Le juge des enfants compétent est celui du tribunal judiciaire du lieu de la prison.

OĂč s’adresser ?

Le détenu mineur peut passer un diplÎme : certificat de formation générale, brevet des collÚges...

Si les épreuves ne peuvent pas se dérouler dans l'établissement et si sa situation pénale le permet, le mineur peut bénéficier d'une permission de sortie.

La mesure est accordée par le juge des enfants. Le juge des enfants compétent est celui du tribunal judiciaire du lieu de la prison.

OĂč s’adresser ?

Le diplĂŽme ne fait pas apparaĂźtre l'Ă©tat de dĂ©tention de son titulaire. Il a la mĂȘme valeur que si le candidat Ă©tait en libertĂ©.

Depuis le 1er janvier 2020, une formation par l'apprentissage est mise en place de maniÚre expérimentale dans les prisons.

La participation d'une personne détenue à l'action de formation donne lieu à la signature d'un contrat d'emploi pénitentiaire en apprentissage. Ce document précise les informations suivantes :

  • Qualification professionnelle ou titre Ă  finalitĂ© professionnelle prĂ©parĂ©
  • PĂ©riode couverte par le contrat d'emploi pĂ©nitentiaire en apprentissage
  • Conditions de dĂ©roulement de l'alternance
  • IdentitĂ© du tuteur de la formation en poste de travail.

L'apprentissage se dĂ©roule dans un centre de formation des apprentis (CFA). Ce centre peut ĂȘtre situĂ© Ă  Ă  l'intĂ©rieur ou Ă  l'extĂ©rieur de la prison.

Pendant la durĂ©e du contrat d'emploi pĂ©nitentiaire en apprentissage, le dĂ©tenu perçoit une rĂ©munĂ©ration qui ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure aux montants suivants :

  • 5,18 € pour les activitĂ©s de production
  • 3,80 € pour le service gĂ©nĂ©ral, classe I
  • 2,88 € pour le service gĂ©nĂ©ral, classe II
  • 2,30 € pour le service gĂ©nĂ©ral, classe III

Les parents sont tenus au courant de la scolarité de leur enfant mineur détenu. L'emploi du temps scolaire et le livret d'attestation du parcours scolaire leur sont transmis.

Des réunions leur sont proposées pour évoquer les questions liées à la formation et à l'orientation.

Depuis le 1er septembre 2019, une mesure Ă©ducative d'accueil de jour peut ĂȘtre prise pour le mineur dĂ©tenu dans le ressort des tribunaux judiciaires suivants :

  • Meaux
  • Nanterre
  • Paris
  • Fort de France
  • Mamoudzou
  • Coutances
  • Nantes
  • Besançon
  • Chartres
  • Carpentras
  • Marseille
  • Toulouse
  • Montpellier
  • NĂźmes
  • Agen
  • Clermont-Ferrand
  • Grenoble
  • Troyes
  • Nancy
  • Valenciennes

La mesure éducative d'accueil de jour est une prise en charge pluridisciplinaire, adaptée aux besoins spécifiques et à l'emploi du temps du mineur.

Elle se déroule dans un établissement public ou privé habilité à la protection judiciaire de la jeunesse.

La mesure est prise pour une durée de 6 mois, renouvelable 2 fois. Elle peut se poursuivre aprÚs la majorité du jeune.

Elle peut ĂȘtre ordonnĂ©e par l'un des juges suivants :

  • Juge des enfants
  • Juge d'instruction
  • Juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention
  • Juridiction de jugement