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Fiche pratique

Préjudice lié au fonctionnement d'un hÎpital ou d'une clinique

Vérifié le 15/04/2021 - Direction de l'information légale et administrative (PremiÚre ministre)

La possibilité d'utiliser la procédure de rÚglement amiable pour un préjudice en matiÚre de santé ne prive pas la victime d'un recours au tribunal. Selon la nature de l'établissement (public ou privé), le juge administratif ou le juge civil sera compétent. En cas de faute grave, la victime peut saisir le tribunal pénal.

Les établissements publics sont notamment les centres hospitaliers régionaux universitaires (CHRU), les centres hospitaliers (CH), les centres hospitaliers spécialisés en psychiatrie et les hÎpitaux d'instruction des armées (HIA).

Vous pouvez faire un recours devant le tribunal si vous avez un conflit portant sur l'une des situations suivantes :

 Ă€ noter

votre droit d'engager des poursuites administratives s'arrĂȘte 10 ans Ă  compter de la date de consolidation du dommage.

En cas de litige mettant en cause la politique d'accueil et de prise en charge des malades, il est possible de saisir la commission des usagers (CDU). Elle est présente dans chaque établissement.

Vous pouvez aussi saisir la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents mĂ©dicaux (CCI) si vous ĂȘtes victime d'une des situations suivantes :

  • Accident mĂ©dical
  • Affection iatrogĂšne
  • Infection nosocomiale

En cas de faute ayant entraßné blessures ou décÚs du patient, il est possible de porter plainte devant le Procureur de la République et de se porter partie civile devant le tribunal correctionnel. L'acte médical de la personne ou de l'établissement (public ou privé) mis en cause doit présenter une gravité : tromperie, exercice illégal de la médecine, blessure ou homicide involontaire, ...

  • Si l'Ă©tablissement public rĂ©pond nĂ©gativement, le tribunal administratif doit ĂȘtre saisi par courrier dans les 2 mois qui suivent cette rĂ©ponse nĂ©gative.

    L'assistance d'un avocat est généralement obligatoire.

  • Si l'Ă©tablissement public ne rĂ©pond pas dans les 2 mois, le tribunal administratif doit ĂȘtre saisi par courrier dans un dĂ©lai de 2 mois Ă  compter de ce refus implicite.

    L'assistance d'un avocat est généralement obligatoire.

 Ă€ noter

cette démarche a pour but de demander la condamnation pénale du praticien ou de l'établissement de santé.

Pour un dĂ©lit, le dĂ©lai pour saisir les juridictions pĂ©nales est de 6 ans Ă  compter de l'acte mĂ©dical en cause. Le point de dĂ©part du dĂ©lai peut cependant ĂȘtre repoussĂ© Ă  la date du dĂ©cĂšs de la victime, par exemple.

Les établissements privés sont notamment les établissements de santé privés à but non lucratif, les centres de lutte contre le cancer, les établissements à but lucratif (cliniques).

Vous pouvez faire un recours devant le tribunal si vous avez un conflit portant sur l'une des situations suivantes :

 Ă€ noter

votre droit d'engager des poursuites judiciaires s'éteint 10 ans à compter de la date de consolidation du dommage.

En cas de litige mettant en cause la politique d'accueil et de prise en charge des malades, il est possible de saisir la commission des usagers (CDU). Elle est présente dans chaque établissement.

Vous pouvez aussi saisir la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents mĂ©dicaux (CCI) si vous ĂȘtes victime d'une des situations suivantes :

  • Accident mĂ©dical
  • Affection iatrogĂšne
  • Infection nosocomiale

Le tribunal judiciaire est compĂ©tent pour les demandes de dommages-intĂ©rĂȘts. L'assistance d'un avocat est obligatoire.

Avant de porter l'affaire devant un tribunal, il faut tout d'abord adresser une demande d'indemnisation au directeur de l'hÎpital par lettre recommandée avec accusé de réception. Elle relate les circonstances de l'intervention médicale et le préjudice subi.

Si la direction de l'établissement ne suit pas les recommandations de la commission ou n'en tient pas compte vous pouvez, alors, vous adresser au tribunal.

En cas de faute ayant entraßné blessures ou décÚs du patient, il est possible de porter plainte devant le Procureur de la République et de se porter partie civile devant le tribunal correctionnel. L'acte médical de la personne ou de l'établissement (public ou privé) mis en cause doit présenter une gravité : tromperie, exercice illégal de la médecine, blessure ou homicide involontaire, ...

 Ă€ noter

cette démarche a pour but de demander la condamnation pénale du praticien ou de l'établissement de santé.

Pour un dĂ©lit, le dĂ©lai pour saisir les juridictions pĂ©nales est de 6 ans Ă  compter de l'acte mĂ©dical en cause. Le point de dĂ©part du dĂ©lai peut cependant ĂȘtre repoussĂ© Ă  la date du dĂ©cĂšs de la victime, par exemple.

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